MAMINA… LE SECRET EN HÉRITAGE


MAMINA-CO-5.jpg

LETTROPOLIS publie son quatorzième OLNI. Il s’agit de Mamina… ou le Secret en Héritage de Pascal Fargeas-Chartier. Vous trouverez cet Objet Littéraire Naviguant sur Internet dans La Cité des Romans. Il appartient au Pont des Classiques, et conformément à notre politique, il n’en coûtera qu’un euro cinquante pour le télécharger.

Une fois n’est pas coutume, je commencerai par parler de l’auteur, à partir des lignes qu’il nous offre dans sa biographie, et, sans trahir de secret, de ce qu’il a bien voulu m’en confier. Sa qualité de psychanalyste pourrait éloigner ceux qui craindraient un langage ésotérique ou complexe, impropre au plaisir habituel de la lecture. Alors, que ceux qui auraient eu cette première réaction se hâtent de télécharger ce roman! Ils découvriront une œuvre toute pleine de charme, d’une écriture riche sans glisser vers la préciosité exacerbée et une histoire de famille, oscillant entre les grands drames de l’histoire, l’ennui des réunions obligées, et la découverte d’un secret de famille dont les rebondissements n’ont pas fini de nous surprendre. Il faut un talent confirmé pour décrire avec autant d’amour, de retenue, cette grand-mère russe portant haut et fier son timbre de voix, ses vêtements si personnalisés, mais aussi pour la saisir dans son intimité, ses souvenirs distillés à dessein, son sens aigu de la psychologie qu’éclaire une ultime leçon de vie.

Avec Mamina, nous remontons le temps, retrouvons l’ambiance de la Russie bourgeoise d’Empire, et les sombres tavernes d’une ruelle trouble où la jeune fille d’alors éprouve sa première peur, tout en passant à côté des véritables enjeux de sa quête. Pourquoi donc, son frère, au seuil d’entrer dans la tourmente de la guerre, l’a-t-il précipitée dans cette aventure à laquelle elle était si peu préparée? Et quelles surprises réservent de telles aventures, lorsque les années passent et que des vies perdues… n’en disons pas plus. Laissons à Pascal Fargeas-Chartier le soin de nous mener au terme de cette histoire. Mais je ne peux cependant m’empêcher de penser aux symboles que renferment les fameuses poupées russes.

Il est un autre point littéraire sur lequel je voudrais insister : nous avons classé Mamina… comme roman bien que cent vingt-six pages — seulement diraient certains—nous mènent au terme de ce voyage littéraire. Certes, ce n’est pas un “pavé” (et encore moins un “pavé de plage”) mais ce n’est pas non plus une nouvelle. Quoique nous acceptions la discussion éventuelle à ce sujet, nous sommes enclins à ne pas modifier notre choix, car Mamina est riche d’une galerie de personnages qui forment un fond d’histoires développé au-delà du thème essentiel. Je ne parle même pas des deux protagonistes du dialogue principal dont la relation profonde se dévoile progressivement à petites touches, comme dans les meilleurs romans à la catégorie non questionnée. Et ce n’est pas parce que les dernières pages nous dévoilent que nous devons croire non plus qu’il s’agit d’une nouvelle ; les chutes qui sont des éléments importants de ce dernier genre littéraire ne sont pas leur apanage exclusif.

Sans revenir sur l’histoire du mot “roman” dans la littérature française, reconnaissons au moins qu’une classification trop serrée aboutit à des difficultés qui n’ajoutent rien à l’intérêt que le lecteur trouvera à ce petit bijou. C’est pourquoi, je me suis permis d’inventer, après lecture de Mamina, l’expression de roman-perle.

Elle témoigne d’une qualité de conception, d’une beauté affirmée mais non exubérante, et j’aime qu’elle évoque tout à la fois l’image du proverbe anglais par lequel la vie est comparée à une huître, ainsi que la célèbre idée de cristallisation selon Stendhal.

Téléchargez vite Mamina… en espérant que Pascal Fargeas-Chartier nous offre bientôt un collier de sa production.

Cet article, paru sur le blog Olni lors de la publication du texte, est réédité ici pour compléter la présentation de notre catalogue. Comme tous nos ouvrages, il mérite que vous le mettiez dans la liste de vos cadeaux, pour vous, pour vos proches, pour Noël, et au-delà.

Avec les compliments de Lettropolis : l’édition numérique de livres numériques appelés OLNIs®


Cet article est dans la catégorie 1 Les Olnis® s'affichent, 1 Présentation. Disponible sous permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.