
L’aspirant André Zirnheld
Après l’extrait d’Ève de Charles Péguy, repris pour sa beauté, sa grandeur, voici « La Prière du parachutiste » d’André Zirnheld. Et si ce nom vous est inconnu, et s’il vous paraît peu facile à mémoriser ou à prononcer, retenez au moins en lui aussi la beauté et la grandeur.
LA PRIÈRE DU PARACHUTISTE
Je m’adresse à vous, mon Dieu
Car vous donnez
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos
Ni la tranquillité,
Ni celle de l’ âme, ni celle du corps.
Je ne vous demande pas la richesse,
Ni le succès, ni même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement,
Que vous ne devez plus en avoir !
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi, ce que l’on vous refuse.
Je veux l’insécurité et l’inquiétude
Je veux la tourmente et la bagarre,
Et que vous me les donniez, mon Dieu,
Définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n’aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas,
Mais donnez-moi aussi le courage,
Et la force et la foi.
Car vous êtes seul à donner
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.
ALORS, QUI ÉTAIT ANDRÉ ZIRNHELD ?
« Né le 7 mars 1913 à Paris dans une famille alsacienne, André Zirnheld perd son père à l’âge de 9 ans. Licencié de philosophie, il enseigne en 1937 au Lycée Carnot à Tunis. Au lendemain de l’armistice du 22 juin 1940 qu’il n’accepte pas, il rejoint la France libre en passant par la Palestine britannique.
En mai 1941, il suit les cours de l’école d’élèves officiers de Brazzaville. A sa sortie, il choisit de servir chez les parachutistes des Forces françaises libres. En mars 1942, il rejoint le French Squadron intégré à la Special Air Service (SAS) Brigade, une unité des forces spéciales britanniques.
En juillet 1942, en Égypte, durant un raid sur l’aéroport de Sidi-Haneish, il est blessé lors d’une attaque de bombardiers allemands et décède le 27 juillet des suites de ses blessures. André Zirnheld est fait Compagnon de la Libération le 1er mai 1943 à titre posthume. »
Dans ses affaires personnelles, on retrouvera un carnet sur lequel il avait écrit plusieurs poèmes dont un texte rédigé en 1938 et que les parachutistes ont choisi pour en faire leur prière. Nombre d’entre eux la décrivent comme ayant suscité ou raffermi leur vocation. »
La biographie précédente a été intégralement copiée du site du ministère de la Défense, onglet actualités.
Il est étonnant que personne n’ait renvoyé cela à la face du député Sylviane Bulteau qui n’appréciait pas les connotations religieuses de Péguy chanté par les Saint-Cyriens au Puy-du-Fou, et s’en était émue (!) auprès du ministre… de la Défense . Pauvre petite, minuscule, ridicule Bulteau face à ces géants !
Oublions-la vite, laissons-la à son néant haineux, et comptons davantage pour nous défendre sur des hommes de la taille de Péguy ou Zirnheld… et bien d’autres. D’ailleurs, il suffit de plonger en leurs regards. Tout est dit.
Pour plus de détails biographiques, voir la page du « 9 »… le 9e RCP (régiment de chasseurs parachutistes)
FOR OUR ENGLISH-SPEAKING FRIENDS
After publishing an extract from Ève by Charles Péguy, for its beauty, its grandeur, here is the “Prayer of the parachutist” by André Zirnheld. And if this name is unknown, and appears little easy to remember or pronounce, hold at least in him also the beauty and grandeur.
THE PRAYER OF THE PARACHUTIST
I address you, my God
Because you give
What one can get only from oneself.
Give me, my God, what you have,
Give me what is never asked you.
I do not ask you rest
Neither peace,
Neither of the soul nor the body.
I do not ask you wealth,
The success, or even health.
All that, my God, you are asked so much,
That you may no longer have!
Give me, my God, what you have,
Give me, that you are denied.
I want the insecurity and anxiety
I want the turmoil and fight,
And you to give them me, my God,
Permanently.
So that I’ll be sure to always have them
Because I will not always have the courage
to ask you them.
Give me, my God, what you have,
Give me that others do not want
But also give me courage,
And strength and faith.
Because only you give
what one can get only from oneself.
SO, WHO WAS ANDRÉ ZIRNHELD?
“Born March 7, 1913 in Paris in an Alsatian family, André Zirnheld loses his father at the age of 9. Bachelor of philosophy, he taught in 1937 at the Lycée Carnot in Tunis. In the aftermath of the armistice of 22 June 1940, that it does not accept, he joined free France passing through British Palestine.
In May 1941, he follows the courses of the school of cadets from Brazzaville. Leaving, he chose to serve in the free French Forces paratroopers. In March 1942, he joined the French Squadron integrated with the Special Air Service (SAS) Brigade, a unit of the British special forces.
In July 1942, in Egypt, during a raid on Sidi Haneish airport, he was wounded in an attack by German bombers and died July 27 as a result of his injuries. André Zirnheld is made a companion of the Liberation on May 1, 1943 posthumously. »
In his personal affairs, has been found a book on which he had written several poems, including a text drafted in 1938 and the paratroopers have chosen to make their prayer. Many of them describe it as having created or strengthened their vocation. »
Previous biography was fully copied from the website of the Ministry of defence, tab news. (http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/la-priere-du-para)
It is surprising that nobody returned it in the face of the MP Sylviane Bulteau who disliked the religious connotations of Péguy sung by the Saint-Cyriens at Puy-du-Fou, and complained to the Minister… of Defence. Poor little, tiny, ridiculous Bulteau against these giants!
Forget her quickly, leave her to her hateful nothingness, and let’s count more on men of the size of Péguy or Zirnheld… and many others. Moreover, just dive in their eyes. All is said.
For more biographical details, see the page of the ‘9’… 9e RCP (parachute regiment)