GALLIMARD M’A PUBLIER

Ne vous étonnez pas si le titre de cet article parodie une actualité ancienne (où brilla un certain Omar) et une autre plus récente, où s’illustre une maison de production de prix alimentaires et de fautes d’orthographe.

En effet, sans passer par un restaurant littéraire, les lecteurs attentifs du fameux Goncourt ont été empoisonnés par un plat de champignons vénéneux, au premier rang desquels on a noté l’amanita orthographiæ et le boletus grammaticus.

Les traiteurs incriminés ont nié en bloc leur responsabilité, ont certifié que leurs cuisiniers ont été formés aux meilleurs fourneaux, et ont juré sur l’honneur des lecteurs qu’ils n’avaient pas fait appel à une sous-traitance robotisée.

Hélas, la toile résonne d’articles indignés, furibards, dépréciatifs sur la pratique gallimardesque. Pire encore, lorsqu’on connaît les correcteurs orthographiques numérisés – et accessoirement la grammaire française – on reconnaît leur patte comme le chasseur reconnaît le gibier. On sait aussi que certains d’entre eux ajoutent des fautes de grammaire. Cela paraît invraisemblable, mais je l’ai démontré depuis longtemps, dans un article datant de septembre 2009 

Quant à la maison incriminée, elle n’ose pas dire qu’elle n’en fait pas plus que ses collègues. Voir mon article sur le prix Médicis 2009 paru chez Grassouillet.

La toile résonne aussi du prix plus qu’excessif demandé pour la version numérique du dit Goncourt (17 euros).

Si ce n’est pas se moquer du monde, comment caractériser le comportement de ces éditeurs, grands par la taille, et petits par leurs manières ?

Lettropolis est pour l’édition numérique, résolument pour. Mais à Lettropolis, il y a une charte et un manifeste littéraire. Cela signifie qu’il y a une morale et des bases techniques fermes. Fermes et honnêtes.

Nos textes ne sont pas parfaits. Il nous arrive d’être « coquillards ». Mais quand un lecteur nous montre nos défaillances – cela m’est arrivé il y a peu – nous le remercions et nous corrigeons.

Nous le remercions pour deux raisons : d’abord pour l’aide technique apportée, mais aussi pour le dialogue amorcé, la relation humaine, plus-value qui nous est plus chère que les récompenses concoctées en arrière-cuisine.

Le prix que nous attachons à nos publications tient à trois points essentiels : la qualité du texte, le moindre coût de lecture, sur un site libre de toute publicité…

Lettropolis… l’autre monde de la littérature.

Avec les compliments de Lettropolis : l’édition numérique de livres numériques appelés OLNIs®

Cet article est dans la catégorie 3 Lettropolis s'explique. Disponible sous permalien.

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