
LE COURRIER LITTÉRAIRE DE LETTROPOLIS N° 2
Parmi les objets que nous fréquentons chaque jour, il en est un auquel nous sommes attachés, parfois de façon excessive, c’est l’assiette. En fait, je devrais plutôt parler d’assiettée, du contenu plus que du contenant, sans mépriser les qualités propres de cet ustensile.
Mais au fait, assiette, pourquoi ce nom ? Une des réponses possibles fait dériver ce mot de la place où l’on devait s’asseoir pour manger. Ce n’en est qu’une acception, souvent préférée à celle du Trésor public pour qui la seule assiette valable est celle de l’impôt. Mais revenons à nos moutons, sous quelque recette qu’ils soient prisés.
L’assiette sous la forme que nous lui donnons n’a pas toujours existé ainsi. Autrefois, des tranches de pain coupées en rond en tenaient lieu, et pas seulement dans les pauvres demeures. Ainsi on parle de cette pratique dans Virgile, pour le repas des compagnons d’Énée, et dans le cérémonial du sacre de Louis XII. En quittant la table, on donnait ce pain aux pauvres.
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Bonnes lectures !
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