BIEN-ÊTRE ET EFFICIENCE AU TRAVAIL DE PIERRE TRINQUET

Voici que nous publions le deuxième texte de Pierre Trinquet consacré à l’ergologie. Il s’agit d’un document fondamental que devraient lire et méditer toutes les personnes intéressées de près ou de loin à réfléchir sur le travail et / ou à le pratiquer.

En une période où le travail n’en finit plus de défrayer la chronique, avec les termes de stress, de malaise, de souffrance, avec les drames les plus visibles (les suicides) et les moins médiatisés (le quotidien douloureux, le « plein le dos », la fatigue mal comprise, l’humeur blessée) la réflexion s’impose. Nous disons bien, réfléchir, mais sur des bases objectives, élaborées, éloignées de tout conflit aux buts incertains.

Réfléchir, ce n’est pas poser dans le vide des théories et des arguments assaisonnés des épices de l’indignation, c’est surtout savoir pour pouvoir. C’est, ici, mettre en œuvre la part humaine dans ce qu’elle a de plus profond : l’activité de travail, comme lien social assumé, et non comme emprisonnement social subi.

Outre la pensée profonde, fertile, questionnante, de Pierre Trinquet, nous avons le bonheur et la fierté de publier le témoignage d’une des personnes qui ont transformé le regard sur le travail, mettant en évidence les carences humaines du taylorisme (l’organisation scientifique du travail). Il s’agit de Catherine Teiger, qui, en équipe avec Jacques Durrafourg et Antoine Laville, travailla sur une chaîne de montage comme ergonome, en mettant la main à la pâte, et en éclairant la « boîte noire » que représentait le travail réellement accompli, bien différent de celui qui était théorisé et prescrit.

À partir de ce moment, la réflexion sur le travail commençait à expliquer bien des incompréhensions, des douleurs dites injusifiées. Plus rien ne pouvait se concevoir à travers le seul filtre opacifiant d’un scientisme dépassé.

Ainsi, par des observateurs audacieux, humbles, mais pénétrants, d’énormes pans de notre connaissance sont enrichis, et d’autres pans plus discutables sont petit à petit ramenés à de plus justes proportions.

L’ergonomie enfantant l’ergologie, ce fut à cette période, dans les années 70. Il est bien temps que l’homme retrouve sa vraie place dans l’activité de travail. Cette réflexion y aidera.

Mais la réflexion, comme je le disais, pour être efficace, nécessite de se structurer autour du réel. C’est aussi ce que nous faisons en portant au regard de l’Homme en activité de travail, les photographies historiques de cette observation, jusqu’alors réservés à un public de chercheurs et de spécialistes.

Nous sommes heureux d’avoir aidé à porter cette pierre à la construction de l’ouvrage, et espérons que bien des lecteurs nous ferons relais.

Avec les compliments de Lettropolis : l’édition numérique de livres numériques appelés OLNIs®

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