LE GRAIN DES JOURS DE PIERRE THIOLY


Il y a de la fierté dans la publication. Rappelons que l’on rend publiques les circonstances essentielles de la vie sociale. Ainsi, chez les Romains, le père reconnaissait l’enfant nouveau-né en l’élevant bien haut à bras tendus. Ainsi devenait-il visible de tous, au moins symboliquement, sans oublier les puissances supérieures.

Pour LETTROPOLIS, la fierté est double lorsqu’elle s’accompagne de la découverte et de la remise au public d’un texte dont nous avons apprécié la beauté, et qui serait resté méconnu sans la conjonction heureuse d’un fils rendant mémoire à son père disparu et d’une édition numérique ferme sur ses principes, ses ouvertures et ses critiques.

Un recueil de poésie… mais ça ne se vend pas… mais c’est confidentiel… mais… nous connaissons la chanson : elle ne nous touche pas parce que nous visons plus haut que ses pauvres arguments. Pourtant, entendons-nous bien : LETTROPOLIS n’est ni le coffre-fort obligé de tous les souvenirs, ni le porte-parole larmoyant de tous les héritages frappés au seul sceau de la gentillesse. La littérature prime, dès qu’elle porte la beauté et l’élan vital ─ celui-ci peut-être un peu plus que celle-là ─ autrement dit dès qu’elle nous transporte, dès que l’écrivain devenu messager de vie, offre sa trace aux hommes pour leur dévoiler son monde, et les inviter au voyage.

Et plus cet écrivain est unique, plus nous le recherchons, comme un puits salvateur, nous les assoiffés dans le grand désert de ces temps. Le Grain des Jours appartient à la catégorie des textes rares. Par une rigueur, une concision qui mène à l’essentiel, en prenant le chemin de la beauté, ces poèmes parlent à tous les âges de l’homme éternel. Ils anéantissent la puissance dévastatrice des questions du Sphinx, ils lui dessillent les yeux, l’accompagnent d’une parole ferme et douce dans sa réconciliation d’avec la mère nature, en lui remémorant ses besoins essentiels. Si simple soit-elle, cette concision entraîne l’expansion de l’âme, et nous immerge au profond des mystères de la création, de notre regard renouvelé sur les galaxies. La poésie est chant d’univers.

Une grande leçon d’écriture qui se déplisse comme une fleur et nous propose le grand secret, dans le silence.

Nous aurions tous aimé connaître Pierre Thioly, cet homme qui sut trouver son chemin entre les colonnes classiques de notre civilisation et la puissance symbolique d’une goutte de pluie, telle que la pensée orientale sait s’en irriguer.

Nous pouvons tous le reconnaître aujourd’hui, par la partie la plus précieuse de son legs. Une chance nous est donnée. Nous ne pouvions pas la manquer. Elle vous est offerte : le douzième OLNI de LETTROPOLIS.

Avec les compliments de Lettropolis : l’édition numérique de livres numériques appelés OLNIs®

Cet article est dans la catégorie 1 Présentation. Disponible sous permalien.

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