COMMENT SE FAIRE DÉCÉRÉBRER (3)

Penser, écrire, et lire, sont trois modèles fondamentaux de la transmission des savoirs. Il en est d’autres. Mais ces trois-là nécessitent du temps et de la concentration, en quelque sorte, un retour en soi pour enrichir deux inconnus : celui que nous portons en nous-mêmes, et un autre que nous ne rencontrerons peut-être jamais. Il en va du devenir d’une société.

Alphonse Boudard, que j’ai eu l’occasion de rencontrer une fois en chair et en os, et tant de fois à travers ses ouvrages que je recommande largement, le disait et l’écrivait : en prison, ce qui est difficilement supportable, c’est l’ensemble des bruits de toute nature, les radios qui hurlent, les verrous qui claquent, les chasses d’eau, les cris et vociférations et toutes autres agressions sonores de la promiscuité. Autrement dit, le bombardement incessant qui gêne ou empêche la concentration, la réflexion élaborée, voire la méditation.

C’est la raison pour laquelle, ce même bombardement par des perturbations parasites, tel que produit à travers internet, n’est qu’un viol des consciences, une autre forme de prison en un endroit où une plus grande liberté est demandée.

Il est d’autant plus grave qu’il se surajoute à l’intense surcharge cérébrale que nous impose depuis des siècles la voie de la technique, valorisée et amplifiée en nos sociétés occidentales.

La fameuse plasticité cérébrale – l’adaptation de l’être humain à de nouvelles connaissances – est peut-être sans limites (?), mais certainement pas invulnérable. Le devoir de liberté qui doit commencer par celui de sa propre pensée, nécessite que celle-ci soit préparée, armée de force et de temps, indépendante des phénomènes de mode, autant que des dénigrements organisés.

C’est la raison pour laquelle la charte de Lettropolis existe.

C’est la raison pour laquelle nous accueillons des auteurs libres, et que leurs lecteurs, en les accompagnant, reprennent des chemins de liberté.

Autrement dit, pour terminer cette série : il est des moyens de se « recérébrer ». Vous en trouverez en fréquentant Lettropolis.

Avec les compliments de Lettropolis : l’édition numérique de livres numériques appelés OLNIs®

Cet article est dans la catégorie 3 Lettropolis s'explique. Disponible sous permalien.

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