Quarante-et-unième titre des OLNIs® de Lettropolis, nous vous présentons un zouave inattendu à Paris, puisqu’il évoque son collègue du pont de l’Alma.
Mais là s’arrête la comparaison des œuvres, car si ce dernier a parfois les pieds dans l’eau, le nôtre – celui de Georges Clément devrais-je dire – a eu surtout les pieds dans la neige, et dans le sang, avant de s’en revenir chez lui, dans la vieille ville d’Oran.
Roman historique, fresque, saga, épopée ? Les expressions ne manqueront pas à qui entrera dans ce texte.
Imaginez un petit bonhomme polonais, dont les parents sont tués lors d’une charge des occupants russes. La famille réussit à le faire partir à Paris. Adolescent, il découvre l’amour sous les traits d’une belle jeune fille, dont la belle robe « goutte d’eau » le guide lors de l’exposition universelle de 1867. Puis il participe à la Commune, que parcourt Sybille, la passionaria aux longues jambes, à l’âme endurcie, et à la haine vigilante.
Alors la passion se déchaîne et l’enlacement des corps les noue dans l’amour et dans la mort.
La suite… elle dépend d’un pêcheur espagnol subjugué par la grandeur de la France, engagé au célèbre « deuxième Zouave » d’Oran, qui saura comprendre la détresse du garçon pris dans l’affreuse tuerie de la Commune.
Pourtant, là-bas, au loin, de l’autre côté de la Méditerranée, est une terre d’accueil…
Georges Clément nous offre ici une œuvre de belle puissance, émouvante, riche, vraie, qui enjambe la Pologne, la France et l’Algérie, de 1852 à 1934.
Ce n’est pas seulement un texte à lire, mais une œuvre à comprendre, à saisir, à méditer, à ne pas oublier.
Depuis le pont de l’Alma, le zouave de pierre salue son ami de la place Pigalle qui parle haut et fort pour lui.
Avec les compliments de Lettropolis : l’édition numérique de livres numériques appelés OLNIs®
