Eh bien non ! Je n’ai pas vu de puma sous les sapins, et heureusement. Mais j’ai rencontré Chantal de Crissey, peintre animalier qui a un sacré coup de patte.
Mais pourquoi, au vu de l’illustration de cet article, parler de puma ? C’est que l’artiste, au cours d’un entretien télévisé, avait évoqué son souhait de rencontrer le lion des montagnes, comme on le nomme aussi, et de le croquer.
Je ne sais si cette rencontre a eu lieu, et si le modèle a tenu sagement la pose. Je le lui demanderai la prochaine fois, car je compte bien visiter son atelier, et parler littérature avec elle.
En effet, Chantal a pris les chevaux et la chasse en passion. Résultat : elle est incollable sur les termes et expressions de vénerie. Et dans ce domaine, marcher sur ses brisées vous apprendrait qu’elle peut donner le change, et vous surprendre d’un sourire, d’une boutade, ou d’un souvenir qu’elle vous offre en partage.
Parmi ses armes de prédilection le pastel américain s’impose, 90 couleurs à base de cire (utilisé seulement par deux professionnels en Europe), et un crayon diabolique à mine multicolore dont elle use avec maestria.
Le résultat : une douceur de tons, un éclairage qui aurait séduit autant les impressionnistes que les pointillistes, dans un subtil arrangement de lignes, et l’ensemble porté par la volonté de servir l’animal-sujet, le vrai et non un type anonyme. C’est peut-être pour cela que les regards de ses amis sont si profonds. Oh ! Pardon pour ce verbe « servir » qu’il faut ici reprendre dans son sens habituel, toute vénerie oubliée.
Pour avoir une idée de son talent, je vous conseille de visiter son site, et mieux encore, de la rencontrer. Noël approchant, êtes-vous sûrs d’avoir acheté tous les cadeaux ?
Mais même si tel est le cas, découvrez les multiples facettes de son talent, sur papier ou sur carré Hermès.
Mon petit doigt me dit que nous aurons à reparler d’elle sous peu.
Avec les compliments de Lettropolis : l’édition numérique de livres numériques appelés OLNIs®
