ERGOLOGIE À STRASBOURG (1)

Le premier congrès de la Société Internationale d'Ergologie à Strasbourg en septembre 2012

Le premier congrès de la Société Internationale d’Ergologie à Strasbourg en septembre 2012

Ergologie à Strasbourg : le titre présente le thème et le lieu du premier congrès de la Société Internationale d’Ergologie tenu en fin de semaine au Palais Universitaire de la capitale alsacienne.

Cette société a été créée sous l’égide du professeur Yves Schwarz de l’université d’Aix-en-Provence, pour développer l’ergologie, cette discipline à laquelle il a consacré sa vie de philosophe.

Présenté ainsi, le thème peut faire peur, ainsi que tous les mots à consonance peu fréquente, surtout manipulés par un philosophe. Pourtant il n’en est rien, si l’on veut bien suivre le cheminement expliqué ci-dessous.

Imaginez que vous construisiez une table, selon des plans fournis que vous suivez pas à pas sans rien changer, ni à la procédure, ni aux dimensions : votre travail est assimilable à celui d’un robot.

Or, la table une fois construite, vous vous apercevez qu’elle est trop haute pour vous, et vous sciez quelques centimètres aux pieds : vous adaptez les dimensions. Vous agissez comme un ergonome. Vous faites de l’ergonomie.

Mais pour construire la deuxième table, vous modifiez les procédures, vous trouvez des « trucs » pour vous faciliter la tâche : vous agissez en ergologue sans le savoir. Pour utiliser le vocabulaire d’ergologie, vous « renormalisez ». Nous y reviendrons.

Ainsi, sans vous en rendre compte, vous êtes devenu dans l’ordre : robot imitateur servile, puis ergonome qui adapte aux conditions techniques de l’utilisateur, puis ergologue qui modifie les procédures selon des décisions personnelles.

Rappelons que le mot « robot » est issu des langues de l’Europe de l’Est et signifie travailleur servile (aux nuances près).

Ergonomie s’articule en « ergo » racine grecque pour travail et « nomos », autre racine grecque évocatrice d’une « loi » aux différents sens du terme.

Ergologie reprend la racine « ergo » à laquelle elle rattache « logos » : le discours, la connaissance.

À ce stade de la présentation, la simplification préalable qui était nécessaire nécessite d’être remise en situation, car une fois de plus, la réalité est plus complexe : pas plus que le nomos (la loi séparatrice) ne peut se développer pleinement sans le logos (le discours de compréhension), l’ergonomie et l’ergologie ne s’opposent dans leurs développement. La preuve en est fournie par l’école du Pr Wisner qui sortit de ses laboratoires d’ergonomie du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) dans les années 1960-70 pour se confronter aux processus de fabrication en entreprise, étudier leur « ergonomie » et prouver la réalité princeps de la « renormalisation » sur une chaîne de fabrication aussi « taylorisée » que possible (du moins en théorie).

Cela vous attire ? Lisez Bien-Être et Efficience au travail de Pierre Trinquet, publié par Lettropolis, un ouvrage qui modifiera votre regard sur le travail.

La suite… dans un prochain article du blog de Lettropolis.

Avec les compliments de Lettropolis, édition numérique de textes numérisés appelés OLNIs® (Objet Littéraire Naviguant sur Internet)

Cet article est dans la catégorie 2 La littérature s'interroge, 4 Lettropolis se montre, Lettropolis transmet mot(s) clef(s) , . Signet permalien.

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