VATICINATIONS SUR DES SUJETS BRÛLANTS

France, agir ou périr ?

France, agir ou périr ?

Claude Henrion est l’auteur de cet article, et également celui de l’Olni France, agir ou prérir ?

SUJETS BRÛLANTS : ÇA IRAIT MOINS BIEN SI LES CHOSES ALLAIENT PLUS MAL

  Nous sommes très injustes avec nos dirigeants, car dans le fond, c’est eux qui ont raison : ça irait moins bien si les choses allaient plus mal ! Au lieu de nous polariser sur le mot attentats et d’en rendre responsables des pauvres islamistes en manque d’affection, nous devrions nous souvenir que d’autres attentats ont eu lieu, un peu partout, depuis fort longtemps : les nihilistes, à travers les âges, n’ont pas eu besoin des djihadistes pour accomplir leurs crimes odieux et stupides !

  Le hic est que les morts de ces derniers temps nous ressemblent beaucoup : il est facile de nous identifier à eux, et c’est là que le bât blesse. Ce qui se passe à notre porte “nous interpelle quelque part” : n’avons-nous pas une responsabilité dans la folie qui salit nos médias, complaisants au point de ne plus informer mais de  nous vautrer ? Tout se passe comme si il y avait de plus en plus de mal disponible, sur notre Terre ! On dirait que le stock est inépuisable…

SUJETS BRÛLANTS : CETTE MALÉDICTION ÉTAIT PRÉVISIBLE

  Cette malédiction était prévisible… Les personnels politiques qui nous gouvernent sont sans la moindre culture, sans aucune vista et sans envergure (on se demande bien qui les a propulsés au pouvoir, contre toute raison !). Ma génération en a connu d’autres, des Churchill, Clemenceau, Eisenhower, De Gaulle, Pompidou, Schuman… Où sont-ils ? Des nuls, après eux, ont imposé de faux “chapelets” d’idées de gauche, gauches elles-mêmes, et gauchies par le temps !

Ces leaders non-éclairés et sinistres (ce qui veut dire : à gauche, aussi !) n’ont à leur disposition que des mots au sens… insensé, et des références qui n’ont vraiment pas la moindre utilité dans la crise dramatique qui ébranle le monde et dont l’objectif clairement déclaré est de détruire notre civilisation occidentale (qui est sans doute la meilleure chose qui ait jamais croisé l’histoire de l’humanité).

SUJETS BRÛLANTS : LES INDIGNÉS PROFESSIONNELS ET CIRCONSTANCIELS

Soudain, ils font mine de découvrir qu’ils ont “fermé les yeux sur la progression des idées extrémistes du salafisme” (M. Valls, le 21 mars 2016, sur Europe 1), mais ils ne se résolvent pas pour autant à demander pardon aux français :
– pour n’avoir rien fait de ce qu’il fallait,
pour avoir fait tout ce qu’il ne fallait pas pour empêcher cette catastrophe,
– pour avoir fait tout ce qu’il fallait pour faciliter son avènement,
– et pour persister à hurler en meute dès que l’un d’entre eux a le courage d’énoncer et de dénoncer des vérités élémentaires et incontournables…

Il y a des moments où on se sent bien seul dans la tourmente !

SUJETS BRÛLANTS : CLAMER HAUT ET FORT

  Il faut clamer haut et fort que :
– oui, la France regorge d’iso-Molenbeek, partout…
– Oui, la déchéance de nationalité à la ‘’Moi-Président’’ est un cautère sur une jambe de bois…
– Oui, la seule solution est dans une redéfinition plus stricte des conditions d’obtention de la dite nationalité…
– Oui, le jus soli devient un crime lorsqu’il a perdu son sens pour n’être plus que l’arme favorite des ennemis mortels du “sol” en question…
– Oui, le retour au jus sanguinis est la dernière chance d’échapper à une djihadisation effroyable pour nous et à la tchadorisation de nos enfants…
– Oui, les programmes de désenseignement de notre école endoctrinent nos enfants à accepter leur soumission…
– Oui, les effroyables conséquences des lois votées depuis 2012 (qualifiées de sociétales, elles ne sont, en réalité, que sottes et létales) doivent être abolies avant qu’elles n’aient poussé plus avant leur œuvre de destruction de toute société…
– Oui, la vague de’‘migrants’’ qui frappe notre continent est le plus grand danger des 50 dernières années : outre le fait qu’elle sert de camouflage à des candidats-terroristes en nombre insupportable, elle nous trouve moralement et autrement démobilisés, lâches à en mourir, sans ressources, sans vision, sans idéal, sans énergie et même sans discernement !

  Et surtout il faut clamer que :
– oui, tous les faux dieux de leur Olympe maudit (qui n’était que le royaume d’Hadès ou le Tartare !), les Lénine, Staline, Mao, Tito et autres n’étaient que des “serial killers’’…
– Et oui, tous les mots qui ont distillé en nous leurs poisons violents depuis des décennies étaient et sont encore mensongers : immigration-chance, Islam-religion-de-paix,  antiracisme dévoyé, assimilation inutile, métissage et multiculturalisme, ces deux mamelles d’une France par eux mise en déconfiture. Leur ‘’amalgame systémique’’ et leur ‘’laïcité intégriste’’ qu’ils ont perverti en laïcisme de combat, leur haine de notre histoire et leur honte de notre passé, leur préférence automatique à ’’l’autre” (je veux dire : être pour tout ce qui est contre et rejeter par système tout ce qui est bon…), se sont traduits par une démobilisation des forces vives qui a entraîné, normalement, la mobilisation corrélative de forces antagonistes – c’est de la physique élémentaire !   La litanie de leurs erreurs est aussi interminable que eux sont… minables !

  Et même si la liste de leurs fautes commence à être connue de tous (il ne reste plus qu’une petite quinzaine pour cent de gens qui n’ont pas encore compris que les mauvaises analyses actuelles ne menaient qu’à un gouffre sans fond), la route est encore longue, avant un redressement éventuel. Nous allons avoir besoin de beaucoup de courage, d’une patience infinie et d’encore plus d’intelligence !

H-Cl.

Claude Henrion est l’auteur de cet article paru initialement le 4 avril 2016 dans son blog Comprendre demain, sur Tumblr.

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LA PRIÈRE DU PARACHUTISTE D’ANDRÉ ZIRNHELD

L’aspirant André Zirnheld

Après l’extrait d’Ève de Charles Péguy, repris pour sa beauté, sa grandeur, voici « La Prière du parachutiste » d’André Zirnheld. Et si ce nom vous est inconnu, et s’il vous paraît peu facile à mémoriser ou à prononcer, retenez au moins en lui aussi la beauté et la grandeur.

LA PRIÈRE DU PARACHUTISTE

Je m’adresse à vous, mon Dieu
Car vous donnez
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos
Ni la tranquillité,
Ni celle de l’ âme, ni celle du corps.
Je ne vous demande pas la richesse,
Ni le succès, ni même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement,
Que vous ne devez plus en avoir !
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi, ce que l’on vous refuse.
Je veux l’insécurité et l’inquiétude
Je veux la tourmente et la bagarre,
Et que vous me les donniez, mon Dieu,
Définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n’aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas,
Mais donnez-moi aussi le courage,
Et la force et la foi.
Car vous êtes seul à donner
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.

ALORS, QUI ÉTAIT ANDRÉ ZIRNHELD ?

« Né le 7 mars 1913 à Paris dans une famille alsacienne, André Zirnheld perd son père à l’âge de 9 ans. Licencié de philosophie, il enseigne en 1937 au Lycée Carnot à Tunis. Au lendemain de l’armistice du 22 juin 1940 qu’il n’accepte pas, il rejoint la France libre en passant par la Palestine britannique.

En mai 1941, il suit les cours de l’école d’élèves officiers de Brazzaville. A sa sortie, il choisit de servir chez les parachutistes des Forces françaises libres. En mars 1942, il rejoint le French Squadron intégré à la Special Air Service (SAS) Brigade, une unité des forces spéciales britanniques.

En juillet 1942, en Égypte, durant un raid sur l’aéroport de Sidi-Haneish, il est blessé lors d’une attaque de bombardiers allemands et décède le 27 juillet des suites de ses blessures. André Zirnheld est fait Compagnon de la Libération le 1er mai 1943 à titre posthume. »

Dans ses affaires personnelles, on retrouvera un carnet sur lequel il avait écrit plusieurs poèmes dont un texte rédigé en 1938 et que les parachutistes ont choisi pour en faire leur prière. Nombre d’entre eux la décrivent comme ayant suscité ou raffermi leur vocation. »

La biographie précédente a été intégralement copiée du site du ministère de la Défense, onglet actualités.

Il est étonnant que personne n’ait renvoyé cela à la face du député Sylviane Bulteau qui n’appréciait pas les connotations religieuses de Péguy chanté par les Saint-Cyriens au Puy-du-Fou, et s’en était émue (!) auprès du ministre… de la Défense . Pauvre petite, minuscule, ridicule Bulteau face à ces géants !

Oublions-la vite, laissons-la à son néant haineux, et comptons davantage pour nous défendre sur des hommes de la taille de Péguy ou Zirnheld… et bien d’autres. D’ailleurs, il suffit de plonger en leurs regards. Tout est dit.

Pour plus de détails biographiques, voir la page du « 9 »… le 9e RCP (régiment de chasseurs parachutistes)

 

FOR OUR ENGLISH-SPEAKING FRIENDS

 

After publishing an extract from Ève by Charles Péguy, for its beauty, its grandeur, here is the “Prayer of the parachutist” by André Zirnheld. And if this name is unknown, and appears little easy to remember or pronounce, hold at least in him also the beauty and grandeur.

THE PRAYER OF THE PARACHUTIST

I address you, my God
Because you give
What one can get only from oneself.
Give me, my God, what you have,
Give me what is never asked you.
I do not ask you rest
Neither peace,
Neither of the soul nor the body.
I do not ask you wealth,
The success, or even health.
All that, my God, you are asked so much,
That you  may  no longer have!
Give me, my God, what you have,
Give me, that you are denied.
I want the insecurity and anxiety
I want the turmoil and fight,
And you to give them me, my God,
Permanently.
So that I’ll be sure to always have them
Because I will not always have the courage
to ask you them.
Give me, my God, what you have,
Give me that others do not want
But also give me courage,
And strength and faith.
Because only you give
what one can get only from oneself.

SO, WHO WAS ANDRÉ ZIRNHELD?

“Born March 7, 1913 in Paris in an Alsatian family, André Zirnheld loses his father at the age of 9. Bachelor of philosophy, he taught in 1937 at the Lycée Carnot in Tunis. In the aftermath of the armistice of 22 June 1940, that it does not accept, he joined free France passing through British Palestine.

In May 1941, he follows the courses of the school of cadets from Brazzaville. Leaving, he chose to serve in the free French Forces paratroopers. In March 1942, he joined the French Squadron integrated with the Special Air Service (SAS) Brigade, a unit of the British special forces.

In July 1942, in Egypt, during a raid on Sidi Haneish airport, he was wounded in an attack by German bombers and died July 27 as a result of his injuries. André Zirnheld is made a companion of the Liberation on May 1, 1943 posthumously. »

In his personal affairs, has been found a book on which he had written several poems, including a text drafted in 1938 and the paratroopers have chosen to make their prayer. Many of them describe it as having created or strengthened their vocation. »

Previous biography was fully copied from the website of the Ministry of defence, tab news. (http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/la-priere-du-para)

It is surprising that nobody returned it in the face of the MP Sylviane Bulteau who disliked the religious connotations of Péguy sung by the Saint-Cyriens at Puy-du-Fou, and complained to the Minister… of Defence. Poor little, tiny, ridiculous Bulteau against these giants!

Forget her quickly, leave her to her hateful nothingness, and let’s count more on men of the size of Péguy or Zirnheld… and many others. Moreover, just dive in their eyes. All is said.

For more biographical details, see the page of the ‘9’… 9e RCP (parachute regiment)

 

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CHARLES PÉGUY IMMORTEL

http://unc.limours.free.fr/photos/photos/2014/meaux/album/slides/2014-04-30%2015-27-05%20Villeroy-Memorial%20Charles%20Peguy%20FGn.JPG

Le lieutenant Péguy est tombé au combat à Villeroy en septembre 1914. Un discret monument rappelle cet épisode aux automobilistes qui se rendent vers Meaux. Le voient-ils encore ? Je ne sais. Mais je ne suis jamais passé devant sans me rappeler la tenue de cet homme, ses vers admirables, ses espoirs, ses idéaux, ses entêtements. Pour tout dire, sa grandeur d’âme et son courage.

Parmi ses œuvres, le grand poème Ève, écrit en 1913, dans toute la fougue et la puissance de cette âme d’exception.

Je ne retracerai pas ici la vie de Péguy. Je m’offusque profondément devant la mesquinerie insigne, et pour mieux dire, la misérable posture de cet obscur député qui a cru se faire mousser en s’interrogeant sur la “connotation catholique” de ce chant, extrait du grand poème Ève, repris au Puy-du-Fou par de jeunes Saint-Cyriens.

Il est normal, il est juste, il est sain… il est peut-être saint… que ces jeunes gens suivent son chant et son œuvre, eux qui participent d’une tradition dont les heures de gloire ne sont plus à compter, acquises au prix de leur sang.

Pauvre petite, toute petite Bulteau — c’est le nom de la donzelle — émue par cette “connotation”. Pauvre petite tête farcie de “connoteries” comme le chien de Pavlov répondait à la sonnette en bavant. Mais oublions vite cette dame, ses émotions fabriquées et stipendiées.

Péguy parle, chante, nous appelle, et nous émeut… vraiment.

Voici Ève, écrit en 1913, du moins, quelques quatrains extraits. Sublimes…

 

― Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.
Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.
Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle.

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Couchés dessus le sol à la face de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,
Parmi tout l’appareil des grandes funérailles.

Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles.
Car elles sont le corps de la cité de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu,
Et les pauvres honneurs des maisons paternelles.

Car elles sont l’image et le commencement
Et le corps et l’essai de la maison de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts dans cet embrassement,
Dans l’étreinte d’honneur et le terrestre aveu.

Car cet aveu d’honneur est le commencement
Et le premier essai d’un éternel aveu.
Heureux ceux qui sont morts dans cet écrasement,
Dans l’accomplissement de ce terrestre vœu.

Car ce vœu de la terre est le commencement
Et le premier essai d’une fidélité.
Heureux ceux qui sont morts dans ce couronnement
Et cette obéissance et cette humilité.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première argile et la première terre.
Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.
Heureux les épis murs et les blés moissonnés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première terre et l’argile plastique.
Heureux ceux qui sont morts dans une guerre antique.
Heureux les vases purs, et les rois couronnés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première terre et dans la discipline.
Ils sont redevenus la pauvre figuline.
Ils sont redevenus des vases façonnés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans leur première forme et fidèle figure.
Ils sont redevenus ces objets de nature
Que le pouce d’un Dieu lui-même a façonnés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première terre et la première argile.
Ils se sont remoulés dans le moule fragile
D’où le pouce d’un Dieu les avait démoulés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première terre et le premier limon.
Ils sont redescendus dans le premier sillon
D’où le pouce de Dieu les avait défournés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans ce même limon d’où Dieu les réveilla.
Ils se sont rendormis dans cet alléluia
Qu’ils avaient désappris devant que d’être nés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont revenus
Dans la demeure antique et la vieille maison.
Ils sont redescendus dans la jeune saison
D’où Dieu les suscita misérables et nus.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans cette grasse argile où Dieu les modela,
Et dans ce réservoir d’où Dieu les appela.
Heureux les grands vaincus, les rois découronnés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans ce premier terroir d’où Dieu les révoqua,
Et dans ce reposoir d’où Dieu les convoqua.
Heureux les grands vaincus, les rois dépossédés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans cette grasse terre où Dieu les façonna.
Ils se sont recouchés dedans ce hosanna
Qu’ils avaient désappris devant que d’être nés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans ce premier terreau nourri de leur dépouille,
Dans ce premier caveau, dans la tourbe et la houille.
Heureux les grands vaincus, les rois désabusés.

— Heureux les grands vainqueurs. Paix aux hommes de guerre.
Qu’ils soient ensevelis dans un dernier silence.
Que Dieu mette avec eux dans la juste balance
Un peu de ce terreau d’ordure et de poussière.

Que Dieu mette avec eux dans le juste plateau
Ce qu’ils ont tant aimé, quelques grammes de terre.
Un peu de cette vigne, un peu de ce coteau,
Un peu de ce ravin sauvage et solitaire.

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Vous les voyez couchés parmi les nations.
Que Dieu ménage un peu ces êtres débattus,
Ces cœurs pleins de tristesse et d’hésitations.

Et voici le gibier traqué dans les battues,
Les aigles abattus et les lièvres levés.
Que Dieu ménage un peu ces cœurs tant éprouvés,
Ces torses déviés, ces nuques rebattues.

Que Dieu ménage un peu ces êtres combattus,
Qu’il rappelle sa grâce et sa miséricorde.
Qu’il considère un peu ce sac et cette corde
Et ces poignets liés et ces reins courbatus.

Mère voici vos fils qui ce sont tant battus.
Qu’ils ne soient pas pesés comme Dieu pèse un ange.
Que Dieu mette avec eux un peu de cette fange
Qu’ils étaient en principe et sont redevenus.

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Qu’ils ne soient pas pesés comme on pèse un démon.
Que Dieu mette avec eux un peu de ce limon
Qu’ils étaient en principe et sont redevenus.

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Qu’ils ne soient pas pesés comme on pèse un esprit.
Qu’ils soient plutôt jugés comme on juge un proscrit
Qui rentre en se cachant par des chemins perdus.

Mère voici vos fils et leur immense armée.
Qu’ils ne soient pas jugés sur leur seule misère.
Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre
Qui les a tant perdus et qu’ils ont tant aimée.

Mère voici vos fils qui se sont tant perdus.
Qu’ils ne soient pas jugé sur une basse intrigue.
Qu’ils soient réintégrés comme l’enfant prodigue.
Qu’ils viennent s’écrouler entre deux bras tendus.

Qu’ils ne soient pas jugés comme un pauvre commis
À qui Dieu redemande un compte capital.
Qu’ils ne soient pas taxés comme un peuple soumis
À qui César demande un règlement total.

Qu’ils soient réhonorés comme de nobles fils.
Qu’ils soient réinstallés dans la noble maison.
Et dans les champs de blés et les champs de maïs.
Et qu’ils soient replacés dans la droite raison.

Et qu’ils soient reposés dans leur jeune saison.
Et qu’ils soient rétablis dans leur jeune printemps.
Et que sur leur épaule une blanche toison
Les refasse pasteurs de troupeaux importants.

Et qu’ils soient replacés dans le premier village.
Et qu’ils soient reposés dans l’antique chaumière.
Et qu’ils soient restaurés dans la splendeur première.
Et qu’ils soient remontés dans leur premier jeune âge.

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LE CHEVAL TANG D’OLDENBROKE

Le cheval Tang par Niall O'Neill

Le cheval Tang par Niall O’Neill

Dans un article récent sur les Contrerimes de Toulet, j’avais utilisé un pastel d’Oldenbroke comme illustration. Mais comme j’avais parlé à une amie de la technique du pastel, telle qu’utilisée par Oldenbroke, en voici le détail, avec explications en anglais (de la main d’Oldenbroke) et en français (traduction personnelle).

Mais auparavant quelques mots sur la biographie d’Oldenbroke :

I have been painting with pastels for 25 years or so, and have learned from the very practical publications of artists like Alan Flattmann, Daniel E. Greene, and more recently Richard McKinley and Ellen Eagle. The work of other artists who work in the medium is always of interest, hence this blog, and I am happy to have met many of them, and interviewed some for the Pastel Journal. My paintings have still life as their main theme, and have been exhibited in Ireland and in France.

Je peins au pastel depuis quelque 25 ans, et j’ai appris d’après les publications très pratiques d’artistes comme Alan Flattmann, Daniel E. Greene, et plus récemment Richard McKinley and Ellen Eagle. Le travail d’autres artistes qui utilisent ce medium est toujours de grand intérêt, d’où ce blog, et je suis heureux d’en avoir rencontré beaucoup et interrogé quelques-uns pour le Pastel Journal. Les natures mortes sont mon thème principal de peintures et elles ont été exposées en Irlande et en France.

  These are the progress shots of the ceramic Tang horse I painted last spring. The sketch outlines the positioning of the figure, the vase and the spray of clematis.

Voici les photos en cours de réalisation du cheval en céramique Tang que j’ai peint au printemps dernier. L’esquisse souligne le positionnement de la figure, le vase et la dispersion des clématites.

 

Happy with the layout, I start to lay in the underpainting with hard pastels.

Satisfait de la structure, je commence à étendre la sous-couche avec des pastels durs.

 

The basic elements are starting to take shape – and, just as important, to realise their values.

Les éléments basiques commencent à prendre forme, et, tout aussi important, à atteindre leurs valeurs.

These values are thrown into relief by the laying in of the background, which  allows me better to judge the contrasts.

Ces valeurs sont mises en relief par l’application du fond, ce qui me permet de mieux juger des contrastes.

More work on the cloisonné vase, and the texture of the horse. At this point I have moved on to soft pastels. In the clematis, the range of neutrals and declension of values in the Blue Earth quinacridone pink proved invaluable.

Après du travail sur le vase en cloisonné et le grain du cheval. À cette étape j’ai changé pour des pastels doux. Pour la clématite, la gamme des neutres et la déclinaison des valeurs en Blue Earth quinacridone pink s’est avérée inestimable.

Further detail on all aspects, still working left to right and top down.

Détails complémentaires sur chacun des aspects, et travail en cours de gauche à droite et de haut en bas.

 

FINISHED!

Une seule façon de traduire :

BRAVO L’ARTISTE !

Si cet artiste et son œuvre vous ont plu, rejoignez le blog d’Oldenbroke.

 

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1984 LA RÉFORME DE L’ORTHOGRAPHE

FRANCE, AGIR OU PÉRIR ?

FRANCE, AGIR OU PÉRIR ?

“1984”…

 Je m’étais promis de ne pas parler de la réforme de l’orthographe : de nombreux défenseurs de notre patrimoine se sont attelés à cette noble tache avec un talent que je n’aurai jamais ! Mais les dégâts que va entraîner cette mesure aberrante vont être immenses, à la mesure de la nullité intellectuelle et culturelle des princes qui ont la prétention de nous gouverner, dans une confusion permanente entre “gouverner” et “saccager légalement” ! Se taire n’est plus possible, devant les assauts d’un “novlangue” si proche de ce que décrivait George Orwell dans “1984”.

LES VIEUX CHEVAUX DE RETOUR METTENT L’ORTHOGRAPHE À LA RÉFORME

  Chacun des coups de griffe que la gauche (qui est encore plus virulente dès qu’elle revient au pouvoir) inflige à ce beau rêve que fut “la France”, camoufle une volonté entêtée de détruire notre passé, donc notre futur, il faut s’en rendre compte.   La finalité de ce cauchemar est le remplacement d’un univers qui se définissait par la priorité donnée à l’individu, par le rêve fou des constructivistes de tout poil : un peuple de citoyens dociles. Leur “homme nouveau” ne serait plus qu’un animal (puisque sans âme) “social” (c’est-à-dire dépendant à 100 % de l’État) : en exagérant à peine, une société de fourmis ou d’abeilles est plus proche du rêve des socialistes-canal-historique que les autres espoirs de l’humanité, de l’antiquité gréco-latine aux XVIIe ou  XVIIIe siècles, et, bien entendu, que l’idéal chrétien (pour eux, abomination de la désolation, puisqu’on sait qu’il marche !).

  C’est un plan à très long terme qui se réalise progressivement, sous les yeux myopes de soi-disant opposants qui ne s’opposent, en fait, que sur quelques sous-chapitres de nature économique, mais qui ferment les yeux sur la destruction de tout ce qui a existé avant les idéologies mortifères qui rongent notre civilisation.          Au lieu de rechercher l’origine de ces maux, une “droite” nominale se focalise sur ce qui n’est, au fond, qu’accessoire, subsidiaire et secondaire : on prétend ‘’soigner’’ impôts, chômage, libéralisme, protection “sociale”… c’est-à-dire la partie visible de l’iceberg, ces conséquences nièmes du mal. Mais on néglige la cause qui a entraîné tous ces effets : la structure d’une civilisation, ses dieux, ses traditions…    En se concentrant sur leurs manifestations les plus évidentes, on laisse donc se déployer les pathologies les plus graves. On sacrifie le principal à l’anecdotique et le fondamental au superficiel. Bien au delà de nos revenus ou de nos retraites (importants… mais relativement moins que les causes responsables de leur faiblesse !), ce qui est en jeu, ce sont nos conditions de vie, notre liberté, notre individualité, notre joie de vivre, et le futur de nos enfants et petits-enfants.

Le vrai “modèle français”, ce n’est pas la “Sec Soc’’, mais le bonheur tous azimuts des citoyens… ce qui n’est tout de même pas la même chose !

L’ORTHOGRAPHE : UN LIEN SOCIAL INSUPPORTABLE !

  L’intention saute aux yeux, qui relie la disparition programmée de l’Histoire de France (entre temps mensongèrement réécrite) à l’abandon des langues dites mortes et à cette destruction imbécile de l’orthographe que personne n’a vu venir : toutes ces dégradations, inutiles et perverses, sont gravement nuisibles en elles-mêmes et dans ce que cache l’urgence à les mettre en œuvre (”Vite, avant la débâcle prévisible en 2017, faisons le maximum de dégâts : il en restera toujours quelque chose !“. N’oublions pas la leçon lénino-staliniste : Il faut créer l’irréparable.

  Le but est clair : priver nos concitoyens de toute référence à un passé autre que celui inventé sans pudeur par les suppôts de la doxa politiquement correcte !             En effet, tous ces ’‘changements”, dont absolument aucun n’est un “progrès”, sont en ligne avec leurs efforts pour détruire la famille, effondrer la natalité, féminiser (soi-disant) les noms de métier et modifier les noms de famille, façon Jospin : historiens, linguistes, héraldistes, notaires, généalogistes… plus personne ne doit être en mesure de rattacher qui que ce soit à quoi que ce soit, et, triomphe de l’État, les générations ne doivent plus pouvoir communiquer entre elles !           LInternationale donne d’ailleurs clairement le mode d’emploi : “du passé, faisons table rase”… ce qu’imitent les talibans, Al Qaïda, Daesh et autres monstres iso-robespierristes, en détruisant tout ce qui pourrait rappeler aux survivants à leur délire que d’autres mondes sont possibles, hors de leur enfer fondamentaliste.     Mutatis mutandis, la destruction de notre passé, plus “soft” car étalée dans le temps, procède d’idéologies comparables, rythmées ici par des Allahou akbar réorientés et là, autour d’une république au laïcisme intégriste tout aussi dévoyé.

  Des centaines de générations ont vécu dans une proximité joyeuse avec les richesses sémantiques et étymologiques dont ils prétendent nous priver. Serait-ce parce que eux ne savent pas écrire trois lignes sans fautes ? À leur habitude, ils ont pondu une usine à gaz qui ne résout rien et qui rend très complexe ce qui l’était un peu, mais était tellement enrichissant pour qui s’y intéressait : cela marchait bien !     Il va donc falloir ferrailler sans paix ni trêve contre cette initiative absurde, pour sauvegarder ces trésors nationaux : la grammaire et l’orthographe de notre langue !

  Notre seule arme : le bulletin de vote... Chacun doit donc se promettre in petto de ne plus jamais voter que pour des candidats s’étant engagés de manière irrévocable à annuler ces lois, si nuisibles au futur de notre belle France ! Et à nous.

(Cet article est extrait du blog de Claude Henrion intitulé “Comprendre demain”, sur Tumblr) : une richesse et un régal. Que demander de plus ?

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