D’UN RALLYE À l’AUTRE

Martine et Brigitte présentent le 30e Rallye

Martine et Brigitte présentent le 30e Rallye

Une fois de plus, Lettropolis parraine Martine Gay et son engagement dans le rallye aérien Toulouse / Saint-Louis-du-Sénégal organisé par Air-Aventures.

La réunion de départ du 31e a été très chaleureuse et émouvante.

L’histoire était au rendez-vous. M. François d’Agay, neveu et filleul de Saint Exupéry, et les petites-filles de Beppo de Massimi ont fait le voyage pour témoigner de leur fidélité à ceux qui raniment périodiquement le souvenir des grands ancêtres de « La Ligne ».

Lettropolis les accompagne. Notre dernier titre, Le 30e Rallye aérien… tout juste publié en version olni et en livre papier a été donné en souvenir aux intervenants, auteurs et grands témoins. Un autre lot a été donné à Air-Aventures à titre de promotion personnelle.

Lettropolis a la fierté de participer dans sa spécialité au plus grand rallye aérien du monde.

Notre livre est vendu en soutien à l’engagement de notre équipage favori. Air Aventures est sur You Tube.

Si vous aimez l’aviation, l’histoire et les belles causes, rejoignez-nous, lisez Le 30e Rallye aérien… avec Martine aux commandes et Brigitte, navigatrice.

EN-BONNE-COMPAGNIE-AVEC-LE-PETIT-PRINCE

EN-BONNE-COMPAGNIE-AVEC-LE-PETIT-PRINCE

 

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LE TRENTIÈME RALLYE AÉRIEN TOULOUSE / SAINT-LOUIS-DU-SÉNÉGAL

30e Rallye aérien

30e Rallye aérien

Aujourd’hui, Lettropolis met en ligne
Le Trentième Rallye aérien
Toulouse / Saint-Louis-du-Sénégal

de Martine Gay, avec Air Aventures et ses pilotes.

Mettre en ligne… expression de circonstance, pour évoquer par ce nouveau titre “La Ligne”, revisitée, revivifiée par les pilotes qui chaque année en reprennent le trajet lors du rallye aérien dirigé par Air-Aventures. Trente ans à lancer une flottille d’avions légers pour ces 10 000 km aller et retour… trente ans de sérieux, de folie, de crainte, d’amitié, de diplomatie internationale, de coups d’humeur et de coups d’humour. Trente ans que, pour un jour seulement, une piste de fortune est damée à Dakhla, l’ancien Cap Juby où Saint Exupéry rencontra son Petit Prince, une piste pour une mémoire émergée des sables. Trente ans de célébration de la formidable Ligne qui, depuis Toulouse, devait s’étendre jusqu’au Sénégal, et de là, traversant l’Atlantique, atteindre le Chili, où son souvenir est toujours vivace.

2012 était l’année du trentième rallye. Martine Gay, aviatrice, écrivain, a eu l’idée de coordonner une œuvre collective regroupant pilotes, organisateurs, grands témoins. Chacun y est allé, qui d’un souvenir ému, qui d’une crainte rétrospective, qui d’une larme, qui d’une joie ineffable. Le récit intéressera autant les passionnés d’aviation, que les curieux de cette époque où des hommes risquaient leur vie pour ouvrir la voie des airs à quelques kilos de courrier.

Retrouvez-les, ces pilotes d’aujourd’hui, qui, en prime, racontent les vies de 21 de leurs illustres prédécesseurs.

Le 30e Rallye aérien : une aventure des temps modernes pour revivre l’aventure du siècle dernier.

30e Rallye aérien

30e Rallye aérien

 

 30e Rallye aérien
Toulouse / Saint-Louis-du Sénégal

OLNI : 7,85 €

Livre papier 20,95 €
à commander aux éditions Lettropolis

 

 

 

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J’ai aimé Le Cycle du tant, de Kiona

Kiona : Le Cycle du temps

Kiona : Le Cycle du temps

Je lis du Kiona. Ma foi, elle est là. La beauté l’amour la douleur le cœur. Une lourde histoire de peines et de corps. Papillons. Je suis moi-même pris dans le tourbillon de la beauté.

Un cri poétique envoûtant. Une simple poésie, parfois originale et pleine d’humour (je pense à Jules Laforgue). D’autres fois en douleur et amour.

Comment est-il possible de donner de la douleur aux mots ?  Par les maux !  C’est du Kiona.

Un style très novateur. Les signes du son font sens, glissent, nous arrachent, tout en douceur.

Et puis : le rêve ; le vol (des papillons) ; les nuages ; le dessin.

Et puis la tendresse. Le corps évoqué sans pudeur. Mais tellement de pudeur, par ailleurs, dans ce délicat partage douloureux, puis nostalgique.

Un verbe maîtrisé jusqu’à l’égal d’Apollinaire. C’est-à-dire oh combien ! moderne. (Quoique Apollinaire, hein, ça fait déjà quelque temps, mais a-t-on fait mieux ? )

Et cette touche unique de Kiona, pour laquelle, je le redis, les termes au sens fort font double sens, et n’hésitent pas :

Ainsi le « cycle du tant » ; ainsi « au tant de l’amer » :

Ma vie sans toi n’est plus
Que nuits et jours qui passent
J’ai bu l’eau de l’amer
Pour que ma peine se casse

(« Je vis dans une prison »)

 Mais aussi :

Petite fille a pardonné
Mais l’intérieur est cabossé
Petite fille porte un fard d’eau
Peut-être de là viennent ses maux

(« Petite fille née d’un duel »)

 Ce bel ouvrage de poésie retrace d’un souffle presque toute une vie, jusqu’au présent de l’auteure. La composition est superbe : les souffrances initiales, les expériences, douloureuses chahutées sensuelles, puis une nouvelle espérance. On est, comme au travers un roman, emporté dans un mouvement – en vers !

Le phrasé est limpide poétique, il y a peu d’hermétisme, ce qui est qualité.

On devine de très fortes épreuves, d’où l’écrivaine renaît, grâce à la distance de sa composition, toute frémissante.

Pour conclure, je choisis de vous citer ce poème, un des aspects de l’art de Kiona :

Il n’y a plus d’éclaboussures
Sur mes « je t’aime »
Sur mes chemins

Le temps a guéri mes blessures
Mon bel Amour
Mon doux chagrin

Même si j’en perds mon écriture
Sur ce beau thème
Sur mes dessins

J’ai jeté mes larmes aux ordures
Mon troubadour
Mon doux refrain

J’ai colmaté la grosse fissure
Sur ma peau-aime
Sur cette faim

Il ne me reste qu’une gerçure
Aux alentours
De mes demains

(« Il ne me reste qu’une gerçure »)

 On remarquera ici (ce qui est le cas, le plus souvent) une ponctuation absente – et c’est très beau.

La mise en forme met soigneusement en valeur l’invention du poème (double page avec une composition de la ligne décroissante, centrages quand il y a lieu, autres compositions soignées… )

 Lisez du Kiona, sous Lettropolis. C’est beau. C’est simple. C’est fort. C’est émouvant.

 

 

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GRAND-CLAUDE EST PARTI

Un auteur est parti : Grand-Claude.

Un auteur ? D’abord un homme, un fichu exemplaire hors du commun : « une taille anormalement respectable de presque sept pieds français de haut » comme il l’écrit dans son Parcours en kaki d’un bourgeois peu ordinaire. Rajoutez à cela plus d’un quintal de muscles, et certainement l’art et la manière de balancer un bon « pare-à-virer de marin breton… avec une gueule de vent-debout ». Oui, Grand-Claude, une sacrée carcasse, avec un cœur en proportion et des propos à l’emporte-pièce qui pouvaient parfois défriser l’interlocuteur, y compris l’auteur de ces lignes.

Mais la franchise, l’honnêteté, le don de reconnaître ses erreurs étaient aussi son lot. Et une fois sa confiance accordée, tout devenait possible, à condition d’accepter cette richesse d’homme telle que notre société ne la reconnaît plus.

La vie a voulu que nous partagions des souvenirs, des déceptions, des jugements sur nos propres destins et sur celui que nous pensons être du monde contemporain. Le « politiquement correct » n’y avait pas sa place. Cela n’aurait pas marché.

Il était venu à Lettropolis par l’intermédiaire d’une de ses amies, elle-même très proche de l’édition. Il accorda sa confiance à cette folie naissante, lui qui n’avait que peu de connaissance en ce monde nouveau de l’édition numérique. Et jamais elle ne se démentit.

Trois textes naquirent de cette coopération, qui éclairent les différentes facettes du personnage.

Le Parcours en kaki d’un bourgeois peu ordinaire traite de son passage aux armées pendant la guerre d’Algérie. Il s’y accomplit en homme vrai, non sans interrogations personnelles, mais sans honte ni forfanterie, car il n’existe pas d’honnête homme sans une approche élaborée du devoir.

Les Histoires d’eau salée sont une série de nouvelles aussi riches les unes que les autres, où se dévoile son extraordinaire connaissance des gens de mer qu’il aborde avec une tendresse jamais démentie. Sous la grande gueule, le compagnon de mer n’est jamais loin, celui qui en partage les infortunes, les vilains tours, en connaît le langage, les bonnes et les mauvaises manières.

Nuria, c’est la grande leçon de littérature pour pré-adolescents, art dont la difficulté n’échappe à aucun auteur sérieux. Il l’écrivit pour sa petite-fille, et ce qui n’aurait pu être qu’une bluette, devint l’ouverture vers un monde enchanteur dont les Baléares conservent le secret pour quelques initiés.

Grand-Claude était capable de se lancer dans d’autres extravagances. Je conserve de lui une fantaisie poétique où son humour arrange l’histoire de Suzanne et les vieillards, d’une façon telle que plus d’un humoriste patenté en aurait fait ses choux gras… et nous avons rêvé d’une parodie de quelques épisodes bibliques gratinés qui auraient certainement fait grincer quelques dents.

Il avait encore beaucoup d’histoires dans son sac de marin. Mais il voulait explorer d’autres territoires de la littérature et du destin humain. Le thème de l’amour lui tenait à cœur et devait être le fil conducteur de son dernier roman. Il l’avait travaillé et retravaillé, tirant des bords, jusqu’à retrouver l’esprit d’un voilier mythique né d’un architecte naval farfelu obsédé par les secrets d’anciens navigateurs polynésiens.

Grand-Claude, parti, c’est un ami qui largue les amarres. Marin costaud, auteur de belle classe, il chantait des cantiques dans son église et parlait de sa foi comme d’une évidence indiscutable. Ce n’est pas lui qui a quitté la vie, mais bien la vie qui l’a quitté.

Je suis sûr que la littérature a été sa huitième mer et qu’il a connu du bonheur à la parcourir.

Accompagnons-le, lisons-le, relisons-le.

 

                                                                     RIP

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SUZANNE PACAUD REUNIT LETTROPOLIS ET OCTARES

SUZANNE PACAUD

SUZANNE PACAUD

Suzanne Pacaud (1902-1988)
est le premier titre de la collection
Travail et Activité humaine.

Avec ce titre, Lettropolis débute une collaboration avec Octarès, édition jusque-là uniquement sur livre papier, spécialisée dans les thèmes liés au travail. Les deux maisons d’éditions s’enrichiront progressivement de leur catalogue. D’ores et déjà cet OLNI est ainsi disponible sur Lettropolis et sur Octarès au même prix.

 Suzanne Pacaud (1902-1988) porte en sous-titre :

De la psychotechnique à l’ergonomie.
L’analyse du travail en question.

Voilà qui pourrait rebuter le lecteur non féru de ces disciplines. Et pourtant… Qui n’a jamais de sa vie passé un test ? Qui n’a jamais répondu à un questionnaire professionnel ? Qui ne s’est jamais interrogé sur son propre travail, sur les moyens d’en améliorer la pratique, d’en diminuer la fatigue, d’en tirer le maximum de satisfaction ?

Il existe une science, ou plutôt des sciences et des scientifiques qui passent leurs vies à étudier ces questions, et, croyez-le ou non, vous ne les voyez pas à la télé, vous ne les connaissez pas – ou si peu – alors qu’ils ont pratiqué un énorme travail qui a permis de battre en brèche les offensives de la taylorisation à outrance. Et il faut savoir de qui et de quoi l’on parle en ce domaine où chaque jour montre son lot de difficultés et de détresses.

Mme Pacaud a développé ses travaux, non seulement par des connaissances statistiques éprouvées, mais surtout par son esprit affûté de philosophe, d’observatrice du terrain, de recherche du bien-être des populations travailleuses. Preuve en est, son approche prémonitoire des accidents du travail, du vieillissement des travailleurs, et même… et même, des conséquences désastreuses de l’enfermement du travailleur, de sa réduction fragilisante lorsque, bousculé par des circonstances économiques ou transitionnelles, il n’a pu développer en lui les capacités de rebondissement favorisées par la culture générale, la « sortie des sentiers battus », les apprentissages renouvelés.

Lorsqu’on constate de nos jours leur souffrance – toutes strates confondues – alors qu’ils sont soumis à des choix impossibles ou à des épuisements scandaleux, comment ne pas poser un œil attentif sur les travaux de Mme Pacaud retrouvés et expliqués dans ce texte ?

Comment ne pas les intégrer dans la grande histoire de l’ergonomie française dont elle fut l’un des fleurons ? Comment ne pas remercier les coordinateurs, Mme Weill-Fassina et M. Ouvrier-Bonnaz, et les autres auteurs, d’avoir mis à la disposition du grand public cette somme de connaissances ?

Et, si je puis me permettre, la photo de couverture nous parle. Chez cette femme qui savait apprécier les bons côtés de la vie, le regard allait loin, et les mains n’étaient en rien celle d’une bureaucrate renfermée. Peut-être, cette approche si précise, mais si humaine tenait-elle au fait que Mme Pacaud, née Korngold, avait eu quelques difficultés existentielles en des circonstances tragiques de l’histoire récente.

Le regard bienveillant sur les autres passe parfois par d’étranges détours.

SUZANNE PACAUD

SUZANNE PACAUD

Suzanne Pacaud
433 pages
7,85 €

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