LE TOMBEAU ENTROUVERT

Ci-gît la pauvre France et ses rêves éteints
Des élans oratoires, des promesses sans suite
Ses espoirs sont fanés, sombres ses lendemains
Des hommes stipendiés en causent la poursuite.

 Aucun bien ne les guide, ignorant le chemin.
Font au peuple des mines, se dressent en sauveur
Des plaines, des montagnes, du cœur qui tend la main
Las ! Certains croient toujours ces oiseaux de malheur.

Imposant leur morale, ils offrent en paroles
Des bienfaits, des caresses, font semblant d’y croire
Donnent la comédie d’agir pour notre sol
Mentant avec aplomb pour des titres de gloire.

France qui es-tu donc pour souffrir ces outrages ?
Hausse ton corps flétri, chasse leurs jours sans foi
N’accepte plus leurs lois, de devenir l’otage
De fantoches iniques qui se moquent de toi.

Debout forces rebelles, ne craignez pas les coups
La persécution se retourne sans dire
Ouvre un nouveau soleil qui œuvre près de nous
Courage ! Nous gagnerons ; eux iront pourrir.

Jean-Amédée PASDELOUP est auteur de :
La Statue de sel
Les Pas de Ménade

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PRÉTENTION

  D’où tirent-ils cette prétention  de croire qu’ils sont chargés (par qui ?) d’une mission “sacrée”, eux qui se disent contre toute religion : sauver la France ?  Et eux qui rejetteraient jusqu’à l’idée de l’homme providentiel,  ils ont inventé les différents cultes de la personnalité, du petit père des peuples en URSS au phare de la pensée à Pékin, du génie des Carpates à Bucarest aux rois rouges héréditaires à Pyongyang, ou à la “tonton-mania” chez nous … Ils ont aussi inventé le principe du désistement dit démocratique ou du vote à main levée, ils ont appelé leurs républiques socialistes “démocratiques et populaires” juste parce qu’elles n’étaient ni l’un ni l’autre … et tant d’autres facéties caricaturales…  Mais  tout ça, c’est pour les autres : eux, ils sont à gauche, et ls se croient donc autorisés à nous “bassiner” avec leur “responsabilité de changer la société“…. Peuvent-ils croire à ce qu’il disent ? Si la réponse est non, l’explication est d’origine religieuse : c’est parce qu’ils adhèrent au principe coranique de la Taqiya  (cf. sourate 3, 28), qui autorise à mentir sans limites… quand c’est pour la bonne cause !  Si la réponse est oui, il doit s’agir d’une psychopathie schizophrène chronique (un dédoublement de la personnalité).  Car enfin, de qui pourraient-ils tenir cette “job description” épuisante et si lourde, si ce n’est de quelque autorité toute puissante, céleste, divine ?

  Le mot “prétention” aurait pu décrire ce type d’attitude si ce n’était pas devenu une pathologie, car  la réalité est tout autre : ils ne proposent que la ligne de plus grande pente, celle qui glisse le mieux vers le néant, et sur laquelle ils croient encore que le brave populo naïf va les suivre … comme au bon vieux temps où leur petit jeu n’avait pas encore été percé à jour !  Alors, ils distribuent tout ce qu’ils n’ont pas, des richesses non encore créées, non encore disponibles, non mobilisables… et ils promettent le reste, au nom de ce qu’ils appellent abusivement “générosité” ou, plus abscons encore, ”justice sociale’” : demain, on rase gratis, etc. Le cœur est à gauche, c’est bien connu. Nos enfants paieront !

  Quand donc a commencé cette impression de toute puissance, d’où a découlé leur conviction d’avoir raison, de pouvoir distribuer les brevets de citoyenneté, de républicanisme, de démocratie, de bien et de mal, de racisme ou de conservatisme, de quoi est ”nauséabond” et quoi “délétère” … et de disqualifier sans jugement, par système, tout ce qui pourrait s’opposer à leurs vues de plus en plus souvent aberrantes, voire mortifères ?  Il nous faudra plusieurs “billets” pour répondre à ces questions.  Aujourd’hui, la déconfiture de leurs références devenues ringardes rend urgent d’ouvrir le débat, ne serait ce que pour contrer leurs idées dystopiques (un mot que j’affectionne : il désigne des utopies qui ne peuvent engendrer que des pleurs et des grincements de dents). Il est urgent qu’ils ouvrent les yeux : le monde n’a pas besoin d’eux, il tourne très bien sans leurs drôles d’idées dont plus personne ne veut entendre parler, et, hélas pour nous, il tourne infiniment mieux partout où ils ne sont pas (pratiquement : en dehors des pays en grave crise civile)… Comment pourrait-on les aider ?  (à suivre !)

(article repris de Tumblr)

Claude Henrion, auteur de France : agir ou périr ?

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LE MARTYRE DÉVOILÉ DE LA BIENHEUREUSE JEANNE BILLACE

Le martyre dévoilé de la bienheureuse Jeanne Billace

Le martyre dévoilé de la bienheureuse Jeanne Billace

 

Christophe BIOTTEAU et Lettropolis vous proposent
de partir vers l’autre monde.

Partir !
Comment ?
Simplement en lisant

LE MARTYRE DÉVOILÉ
DE LA BIENHEUREUSE JEANNE BILLACE

 

L’autre monde ! Oui, mais lequel ? Celui, diabolique, du prince des Ténèbres, ou celui, non moins ténébreux, du prince des psychopathes manipulateurs ?

Là est la question, aurait dit un certain prince du Danemark, lui aussi hanté de questions difficilement solubles dans l’esprit critique de la raison pure. Et la question est d’importance. Elle nous concerne tous, par le fait même que certains la nieront d’emblée. Est-ce bien raisonnable ? Est-ce suffisant ? Est-ce dangereux ?

Alors ? Ce Martyre dévoilé… roman noir d’un couple sado-masochiste porté à l’incandescence ? Ou roman incandescent d’une noire transcendance ? Diable de question !

Christophe BIOTTEAU, en quelques meurtres, nous mène vers une apothéose où chacun se reconnaîtra… peut-être… car, comme il l’écrit :  « L’art naît du doûte », et, par Le Martyre dévoilé de la bienheureuse Jeanne Billace, il maîtrise son art d’écrire et nous transporte vers notre au-delà.

Par ce roman vous pénétrerez les arcanes du plus grand pari du monde : celui qui intéressait un nommé Job, natif d’Us.

Couverture-mini

Le Martyre dévoilé de la bienheureuse Jeanne Billace
Christophe BIOTTEAU

371 pages
7,85 €

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LA RELIGION RÉPUBLICANISTE

Claude Henrion, auteur de Lettropolis France : agir ou périr ?

Claude Henrion, auteur de Lettropolis
France : agir ou périr ?

Quelques critères simples permettent de définir une religion :

(1) À la base, il faut une idée, un principe, provenant d’un homme ou d’une révélation.

(2) Ensuite, une croyance construite, appelée souvent : une foi…

(3)  Et enfin, l’existence de pratiques identifiables, désignées par : le rite…

(4) Accessoirement, une forme ou une autre de “clergé”, hiérarchisé ou non.  En résumé : “Je crois en… je crois à… je crois parce que… je crois grâce à…”

  Chaque fois que l’une ou l’autre religion voit son territoire se réduire, d’autres, déjà présentes ou nouvelles venues, tendent à prendre la place ainsi laissée vacante. En France, par exemple, on trouve un OVNI étonnant : la République-Concept, devenue un mythe fondateur apparemment insurpassable.  N’avez-vous jamais eu envie d’éclater de rire, à chaque discours officiel, lorsque la conclusion sempiternelle tombe, componctueuse et se voulant mystique : “Vive la République ! Vive la France !”, dans cet ordre immuable, comme si la première citée courait le moindre danger, et comme si la seconde lui était subordonnée, alors que c’est elle qui semble être menacée de toute part !  

Mais avez-vous jamais entendu les Italiens, les Allemands, les Baltes, les Slaves défendre religieusement leurs institutions républicaines (pas plus solidement installées que les nôtres) ?   Imagine-t-on les Espagnols, les Scandinaves, les Anglais ou les Belges, ou d’autres, conclure tous leurs discours officiels par un péremptoire “Vive la Royauté” ? Le monde entier mourrait de rire, et nous les tous premiers !  

Mais nous, nous sommes habitués à un point tel à cette clause de style que n’entendons même plus le ridicule de cette inutile conclusion psittacisée à chaque occasion !

Sur le modèle des mots comme “intègre” devenant “intégrisme” lorsqu’il verse dans l’excès, “Islam” qui devient “islamisme” dans les mêmes conditions,  le mot “républicain” doit rejoindre sa caricature, le “républicanisme”, religion identifiable comme telle par trois des quatre critères énoncés ci-dessus. Décidément, l’Homme ne peut pas vivre sans une forme d’appel vers le divin, vers la “divinité”.

 Il fut un temps où tout cela prêtait à rire… Notre présent rend cette situation extrêmement grave, puisque c’est notre liberté qui est en train de se voir remise en cause : après que le concept “République” eut fait un véritable hold-up sur la réalité “France”, le credo (sic !) de nos maîtres-à-penser-de-traviole prétend ne garder que la seule “Égalité” (mâtinée de “tolérance mal comprise”) parmi les valeurs dites républicaines gravées sur les frontons de nos édifices publics. La Fraternité ? Passe encore : il y a si longtemps que personne ne pense plus à elle… Mais la Liberté à laquelle nous nous disions si attachés ? À force de contre-vérités et  de prêchi-prêcha à connotations faussement racistes et franchement liberticides invoquées par un régime au bord de l’asphyxie, il faudra bientôt nous demander comment arrêter ces dérives mortifères pour, très vite, faire machine arrière ! Que Dieu nous aide, à ce moment-là !

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LE CAHIER DE DEVOIRS MENSUELS

LE CAHIER DE DEVOIRS MENSUELS

LE CAHIER DE DEVOIRS MENSUELS

 

Pour faire pendant au récent article de Claude Henrion et aux commentaires qu’il a suscités, voici un témoignage qui porte à réfléchir sur l’état de ce qu’il est convenu d’appeler l’Éducation nationale. On mesurera le gouffre entre le titre officiel et le résultat quotidiennement prouvé.

 Des rares papiers sauvés d’un déménagement historique, je retrouve mon cahier spécial de devoirs mensuels. Ironie de l’histoire, un de ces devoirs est daté du 14 mai 1958 : le déménageur inattendu préparait son propre emménagement sous les ors élyséens.

La question n’est pas de s’attendrir sur quelque exploit scolaire mais de présenter ce cahier, parfaitement encadré d’un arsenal légal impressionnant. Il est « conforme à la circulaire ministérielle du 31 août 1878 », il suit l’article 13 du règlement, lequel est extrait de l’arrêté du 27 juillet 1882. Il prévoit le tableau des devoirs mensuels aux cours élémentaire, moyen et supérieur, en leurs versions de première et deuxième année, lui-même extrait de la circulaire ministérielle du 31 août 1887. Fermons le ban et passons au développement qui l’accompagne :

 

RECOMMANDATIONS ADRESSÉES À L’ÉLÈVE QUI REÇOIT LE PRÉSENT CAHIER

 ENFANT,

 

Ce cahier vous est remis pour être le compagnon et le témoin de vos études durant tout le temps que vous passerez à l’école.

Tous les mois environ vous y remplirez quelques pages seulement ; vous y écrirez le devoir que l’on vous aura donné à faire ; ce devoir vous le ferez de votre mieux, en classe, sans vous faire aider de personne, de manière que ce soit bien votre travail, et non pas celui d’un camarade ou d’un maître. Et vous continuerez ainsi jusqu’à votre sortie de l’école, c’est-à-dire jusqu’à l’âge de quatorze ans, ou jusqu’à ce que vous ayez obtenu le Certificat d’études.

À mesure que ce cahier se remplira, vous aurez le plaisir de voir vous-même, en le feuilletant, les progrès que vous aurez faits ; on pourra les mesurer d’un coup d’œil en comparant les dernières pages aux premières ; on verra si vous avez mérité de passer du cours élémentaire au cours moyen, et de celui-là au cours supérieur.

Ces devoirs mensuels ainsi réunis, ne fourniront ensemble qu’un bien petit volume. Cependant, il seront en quelque sorte, le résumé de toute votre enfance, l’histoire sommaire de vos six ou sept années d’études.

Vous serez heureux d’emporter ce souvenir de votre école le jour où vous en sortirez pour n’y plus revenir. Vous garderez soigneusement ce modeste recueil, qui témoignera devant vous-même et devant tous, ce que vous avez été dans votre jeune âge.

Enfant ! Faites en sorte de pouvoir un jour regarder cet abrégé de votre vie scolaire sans avoir à en rougir. Il n’est pas indispensable pour cela que vous soyez un des premiers élèves de votre classe ; l’avantage de ce cahier c’est précisément qu’il n’a pas pour but de vous comparer avec vos camarades, mais de vous comparer successivement vous-même avec vous-même. Il ne s’agit pas de montrer si vous êtes plus intelligent, plus habile, plus instruit que tel autre élève, mais bien de montrer chaque mois si vous êtes plus habile, plus instruit que vous ne l’étiez quelque temps auparavant, si vous avez tâché de valoir mieux aujourd’hui qu’hier, si vous tâcherez de valoir mieux encore demain qu’aujourd’hui.

Appliquez-vous, enfant ! Le cahier est là sous vos yeux, encore tout blanc, prêt à recevoir tout ce que vous saurez y mettre de bon, tout ce qui peut vous faire honneur et, en même temps, faire plaisir à vos parents et à vos maîtres : de belles pages d’écriture, de bonnes dictées, des devoirs soignés d’histoire, de géographie, de calcul. Appliquez-vous dès les premières pages ; si celles-là sont remplies à votre satisfaction, vous voudrez que les suivantes le soient mieux encore.

Faites toujours des efforts, afin de faire toujours des progrès : c’est la loi de l’école parce que c’est la loi de la vie ; les hommes y sont soumis tout comme les enfants. Ce cahier vous aidera peut-être à vous le rappeler en vous invitant à vous examiner vous-même plus fréquemment.

Enfant, songez encore à ceci : on ne travaille pas pour soi seul en ce monde, on travaille aussi pour les autres. Les petits enfants eux-mêmes, sans y penser, travaillent pour leur pays. Car les bons écoliers forment les bons citoyens. Si vous employez bien vos jeunes années, si vous profitez sérieusement de tous les moyens d’instruction que la République prend soin d’offrir à tous ses enfants, vous pourrez rendre un jour à la patrie ce que la patrie fait aujourd’hui pour vous. La France a besoin de travailleurs et de gens de bien ; vous serez un de ceux-là si vous vous y préparez dès maintenant. Ne perdez pas votre temps, vous n’en avez pas le droit ; le paresseux fait du tort à lui-même, mais il fait surtout tort à son pays.

Si vous traversez quelque moment de faiblesse et de découragement, enfant, ne vous laissez pas abattre et pour reprendre courage dites-vous tout bas à vous-même : « Non je ne veux pas être un inutile sur la terre, un ingrat envers ma famille, un ingrat envers la France. Je veux travailler, je veux devenir meilleur, non pas seulement parce qu’ c’est MON INTÉRÊT, mais parce que c’est MON DEVOIR. »

 

J’ai hésité à publier ce texte dans son intégralité, cinquante-cinq ans plus tard, craignant qu’il paraisse trop long à des lecteurs trop pressés. Mais à bien y réfléchir, cette longueur, avec tout son développement, expose des idées qui mériteraient d’être remises au goût du jour. Et même, on y retrouve des mots aujourd’hui inaudibles, écrasés qu’ils sont entre les barrissements syndicalisés du mammouth et les délires de ses cornacs.

C’était un temps où l’instituteur, M. Doste, malade, souffrant, presque immobilisé, oubliait son arrêt médical pour venir faire sa classe… son devoir à lui. Qu’il en soit remercié.

Donc, du discours, oublions la crainte de la longueur. Craignons surtout qu’il soit devenu incompréhensible. C’est vrai, nous sommes en Hollandie. Dommage !

 

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