L’INSOUTENABLE ASSOMPTION DE LA REINE BOUFFONNE

L'Insoutenable Assomption de la reine bouffonne

L’Insoutenable Assomption de la reine bouffonne

 CHRISTOPHE BIOTTEAU
AUTEUR DE CETTE COMÉDIE SÉRIEUSE
PUBLIE
L’INSOUTENABLE ASSOMPTION DE LA REINE BOUFFONNE
CHEZ LETTROPOLIS

L’Insoutenable Assomption… que le lecteur ne compare pas automatiquement avec une certaine Résistible Ascension… celle d’Arturo Ui. Ou plutôt si ! Qu’il compare, vraiment ! Qu’il s’adapte au temps présent, qu’il ouvre les yeux et les oreilles, c’est-à-dire qu’il les ferme au grand déballage médiatico-politico-publicitaire de décérébration programmée. Il est encore temps de lire, d’entendre, de comprendre, et d’agir en conséquence.

Si la comparaison doit être faite, c’est à travers le fossé qui sépare la Reine bouffonne et Arturo Ui, gangster (dans la pièce de Bertold Brecht) – un gangster, mot qui rime avec le nom d’un certain homme politique des années 1940.

Notre Reine bouffonne voit plus loin et plus haut, serrée d’encore plus près qu’elle est, par la camarilla des courtisans serviles, des dignitaires de pacotille, des cardinaux chimpanzés de l’échelle des honneurs, et la liste s’allongerait si la distribution d’une pièce de théâtre n’obligeait à restreindre les personnages. N’empêche, la messe est dite. Une fois de plus… des yeux pour voir… des oreilles pour entendre…

L’Insoutenable Assomption de la reine bouffonne est une comédie sérieuse, comme le précise Christophe Biotteau, son auteur. Sérieuse dans la mesure où la bouffonnerie critique, acérée, instruite de la vraie vie, peut faire émerger le sens et la raison des profondeurs boueuses de l’entourage du pouvoir.

D’ailleurs, le bouffon ne possédait-il pas ce rôle. Bouffon, fou du roi, personnage fantasque provoquant la colère et le rire de son royal maître pour lui dessiller les yeux, lui rappeler qu’il existe encore une forme de liberté qui en appelle à chacun, et surtout au plus haut dignitaire d’un État.

Alors, qu’un personnage soit autant reine que bouffon, autant pouvoir absolu que liberté absolue, et nous voici au cœur de L’Insoutenable Assomption de la reine bouffonne.

Évidemment, que l’on n’attende pas, dans ces conditions, le discours du grand classique, la hautaine et inaccessible noblesse de personnages aussi désincarnés que trop incarnés. La reine bouffonne règne à sa façon, elle dit son fait aux parvenus, les bouscule, sans ignorer qu’elle ne joue pas le jeu attendu. Elle n’est pas venue pour leur apporter la paix. D’ailleurs les plus grandes figures ne viennent pas pour apporter la paix. Reste à savoir de quelle paix il s’agit, celle des petits secrets entre initiés et élites auto-proclamées, et quelle guerre juste lui opposer. Reste à savoir aussi que les enjeux très haut placés nécessitent parfois ce qu’il est habituel d’appeler « une solution par le haut ». Une solution, à tous les sens du terme, à savoir une disparition et une réponse qui reviendra « du haut ».

L'Insoutenable Assomption de la reine bouffonne

L’Insoutenable Assomption de la reine bouffonne

Ecrit dans 1 Les Olnis® s'affichent, 1 Présentation | Mot(s) clef(s) , , , , , | Faire un commentaire

SEISME DANS LE CHAMP SONORE (FIN)

CHEMIN A TRAVERS TABLEAUX

CHEMIN A TRAVERS TABLEAUX

 

Chemin à travers tableaux
nouveau livre de :
Victor CUPSA
Lettropolis le présente
dans une luxueuse version papier
couverture cartonnée rembordée
Format A4, 288 pages, 55 reproductions en couleurs, 16 dessins.
Un cadeau idéal pour Noël au prix exceptionnel de 35 € (+port)
Commandez dès aujourd’hui sur Lettropolis

 

SEISME DANS LE CHAMP SONORE (FIN)

  1. ACUITÉ VISUELLE ET HUMOUR NOIR.

Ayant l’impression parfois que certains de nos contemporains atteints soit d’amnésie prolongée, soit d’ingénuité et/ou d’ignorance endémiques, trop occupés par les tracasseries quotidiennes, tireraient profit d’une comparaison assez facile à faire entre l’art « Réaliste Socialiste » et l’art du IIIe Reich. On peut à cet égard se référer aux souvenirs et documentaires sur l’’exposition organisée à Paris par l’ambassadeur du Reich Otto Abetz et bien sûr, beaucoup d’autres sources.

La communauté de pensée, l’identité des idées et des conceptions, des goûts et des buts saute aux yeux. Leçon majeure pour apprendre l’essentiel, c’est à dire les modalités efficaces pour inféoder l’art.

Qu’on ne s’y trompe pas : Il s’agit de connaissances utiles même de nos jours, car « ces choses-là » n’appartiennent pas tout à fait au passé.

À bien regarder les réalités autour de nous, cette leçon n’a pas été totalement perdue : si avec un peu d’acuité visuelle et d’humour noir, en remplaçant les deux commanditaires susnommés par le poids de « l’argent tout puissant », (sous forme de subventions et commandes), on développe sur les cendres des « chers disparus », de nouvelles formes d’organisations sociétales, on arrive en paysage connu… argent distribué avec doigté, générosité et discernement à des récipiendaires compréhensifs… allez… passons… Honni soit qui mal y pense.

 Ce qui impose réflexion, ce sont les réalités environnantes. En renonçant à la ligne mélodique, l’espace sonore de l’Agora s’est vidé de chants. L’inconvénient réside dans le fait que la nature ne supporte pas le vide. Avez-vous enregistré ce sur quoi tout ceci a débouché ?

Il serait bon de ne pas perdre de vue que l’avenir ne dépend pas exclusivement de ceux qui émettent les sons, (qu’il s’agisse du niveau de la composition, ou celui de l’exécution), mais il se situe en même temps au niveau des « consommateurs » : les amateurs de musique, les amateurs d’art. On fustige les réticences. Mais jusqu’où peut-on aller dans les modifications apportées dans la sensibilité auditive des récepteurs cérébraux ? Jusqu’à quel niveau la fragmentation éventuelle du son peut-elle être perceptible par l’oreille et surtout par la sensibilité, par l’âme (j’ose le mot) des sujets visés, celle des auditeurs ? Car au moment où l’on refusera d’écouter, il n’y aura plus de musique. C’est peut être un avertissement !

Conscient que l’ensemble du problème est immense et qu’il dépasse et de loin les possibilités de solution par des énoncés d’opinion porteuse ou non d’intention polémique, si j’ai eu envie d’intervenir, je l’ai fait en tant que citoyen profondément concerné par ce qui se passe dans la Cité. Ce n’est pas pour prendre position pour ou contre la musique tonale ou atonale, pour la peinture faite avec des moyens classiques ou les autres, ceux qui sont entrés dans l’histoire de l’art à l’occasion du canular de Dorgelès en 1910 (plus d’un siècle) et la provocation de Duchamp avec son urinoir en 1922. (près d’un siècle). Il faut s’éveiller !

Les moyens dits contemporains, sont désormais tout aussi éculés, tout aussi ringards que les tubes de couleurs et les pinceaux. Ils ne sont neufs que pour les ignares et les snobs. Personnellement j’ai fait mon choix. C’est tout ce que je peux faire, tout ce que nous pouvons faire : assumer individuellement.

         Si je plaide pour quelque chose, c’est tout simplement pour la rigueur dans les connaissances tant politiques que sociologiques et historiques, pour l’exigence dans le choix des expressions et dans l’emploi des termes. Je plaide, s’il m’est permis, contre l’introduction d’arguments et qualificatifs politiques dans des discussions où ils n’ont rien à faire et surtout contre la tentation d’anathème qui existe inconsciemment, ou cultivée très consciemment en chacun de nous, hélas ! Accepter que l’on puisse s’exprimer en des langages différents, puisque le langage unanimement et universellement compréhensible celui que tout le monde agréait, (certains même l’aimaient), on l’a fait exploser il y a quelque temps déjà, dans l’inconscience de l’allégresse conquérante.

         Quant aux solutions du problème qui nous préoccupe, il ne faut surtout pas s’énerver ; le temps qui passe s’en charge et en général il le fait bien.

        Contrairement à ce qu’ont affirmé certains intervenants, je pense que cette conférence fut tout à l’honneur du Collège de France, de Karol Beffa et cela va de soi, de Jérôme Ducros. Et qui sait, Pourrait-elle être utile ? Puisse-t-elle être utile !

 

Victor CUPSA, septembre 2014.

Ecrit dans 2 La littérature s'interroge, Lettropolis transmet | Mot(s) clef(s) , | Faire un commentaire

SEISME DANS LE CHAMP SONORE – 3 : MÉMOIRE SÉLECTIVE

CHEMIN A TRAVERS TABLEAUX

CHEMIN A TRAVERS TABLEAUX

Chemin à travers tableaux
nouveau livre de :
Victor CUPSA
Lettropolis le présente
dans une luxueuse version papier
couverture cartonnée rembordée
Format A4, 288 pages, 55 reproductions en couleurs, 16 dessins.
Un cadeau idéal pour Noël au prix exceptionnel de 35 € (+port)
Commandez dès aujourd’hui sur Lettropolis

 

 

SEISME DANS LE CHAMP SONORE (suite de l’article de Victor CUPSA)

  1. MÉMOIRE SÉLECTIVE

 La discussion née de cette conférence, la façon dont elle fut commencée et menée, révèle un mal beaucoup plus profond. Elle a pollué et en même temps dépassé la sphère de l’art, pour se situer dans celle du sociétal suite au grave malaise de nature politique installé de très longue date. Le sujet est immense, je ne fais que l’effleurer ; il sera forcément un peu schématique. C’est la masse immergée de l’iceberg.

Sur l’ensemble de la discussion on remarquera la panoplie de références exclusivement prise dans la sphère de l’idéologie de la période hitlérienne avec le vocabulaire afférent : nazis, fachos, troisième Reich, retour nauséabond des années trente, bête immonde, révisionnisme, négationnisme et j’en passe. C’est une caractéristique qui attire l’attention en même temps sur la terminologie peu flatteuse à l’endroit de la dodécaphonie.

Avant d’aller plus loin il serait bon d’éclaircir cette histoire des « années trente ». Qu’entend-on exactement sous cette appellation, que doit-on comprendre ? Exclusivement l’avènement de la très bien connue « peste brune » en Allemagne ? Ou sont-ils inclus dans l’esprit de ceux qui l’emploient, les assassinats en masse, cinq à sept millions de morts par la faim (l’Holodomor)* organisés froidement en Ukraine par les Soviets et leur guide, l. V. Staline, Père des Peuples ? Les dizaines de milliers d’assassinats légaux suite à des procès aux sentences connues à l’avance, dans la période enregistrée sous le nom de « Procès de Moscou », (Zinoviev, Kamenev, Boukharine, Toukhatchevski, etc.) ? C’était toujours pendant les mêmes « années trente » ! La clarification me semble souhaitable.

On saupoudre l’argumentation de citations de Furtwängler et d’Ansermet qui, à cause du désaccord ou du refus de la dodécaphonie (position esthétique) sont qualifiées automatiquement de manifestations déterminées par des sympathies envers le régime national socialiste. (position politique). Est-ce équitable ? Est-ce normal ? Pourrait-on déduire peut-être que ceux qui n’aiment pas l’atonalisme, seraient nazis ou bolcheviques ?

Il me semble hautement significatif qu’il n’y ait aucun rapprochement, aucune citation ou référence aux directives édictées par le C.C. du P.C.U.S. à l’époque du règne de Lénine, puis sous Staline et d’Andreï Jdanov suivis par d’autres koultourniks de la même consistance intellectuelle. Tout comme elles furent fraternellement alliées pour le dépeçage de la Pologne en 1939, suite à l’accord Molotov-Ribbentrop, les deux puissances totalitaires « des années trente » ont été sur la même longueur d’onde dans le domaine de la « suprastructure » culturelle. Totalement et absolument unies dans le dénigrement réservé à la seconde école de Vienne (Schönberg, Berg, Webern) ainsi qu’à leurs élèves, leurs suiveurs et autres sous influence. Même traitement envers la peinture et la sculpture moderne (Kandinsky, Klee, Dali, Brancusi, Arp, Calder et d’autres).

En outre, la citation d’un intervenant attribuant à la tant méprisée ménagère, l’observation concernant la capacité de son fils de cinq ans de faire la même chose qu’un barbouillage « moderne », appartient en propre à Nikita S. Khrouchtchev. Plus précisément, il faisait référence à un âne qui pourrait peindre, disait-il, avec des coups de sa queue mouillée dans des couleurs ! (Ce n’est pas correct de lui en enlever la paternité). Il détournait ce que son conseiller culturel avait dû lui souffler : l’inénarrable canular de Roland Dorgelès. En 1910 il présente au Salon des Indépendants une peinture intitulée Et le Soleil s’endormit sur l’’Adriatique effectivement réalisée par un âne et signée par Aliboron (J. R. Boronali); elle fut acceptée par le jury.

ll serait bon aussi d’avoir en mémoire que l’influence idéologique du nazisme s’arrête en 1945, tandis qu’en U.R.S.S. l’interdiction, l’aversion active contre la dodécaphonie et dérivées, a duré jusqu’à la fin calamiteuse du régime (1989). Ils ont continué entre 1945 et 1989 à employer à l’endroit de « l’art moderne » en général, les mêmes mots que le frère disparu : « décadent, dégénéré, cosmopolite, élitiste, enfermé dans sa tour d’ivoire, art bourgeois (sic) méprisant le peuple », « ce n’est pas de la musique, ce sont des bruits malsains ». Jdanov, Goebbels, même combat. Il faut souligner que ces termes sont restés en usage jusqu’à la fin du régime.

Personne ne traduit ses indignations, ses récriminations par des d’appellations telles que : jdanovisme, stalinisme, encore moins léninisme ou communisme, trotskisme, ou encore aberrations esthétiques sorties tout droit de la dictature du prolétariat. Rien !

Soigneuse séparation, entretenue en permanence même après l’écroulement de l’empire, par une méthode qui s’est avérée performante : instillation à répétition pendant de longues années dans les cerveaux des victimes, des produits idéologiques suggérés, alternés avec des greffons administrés en permanence, transformant le greffé en inconditionnel. On obtenait ainsi le bien connu spécimen à l’amnésie sélective et à l’absolution partisane si répandu un peu partout.

C’est dans l’après-guerre que s’installe en Occident autant que dans les pays de l’Est, un imbroglio malin, une situation perverse, on peut oser le terme de schizophrènie, mais pas pour les mêmes raisons. C’est là qu’on arrive au vif du sujet : l’ingérence sournoise pour les uns (ceux de l’Ouest), violente pour les autres, (ceux de l’Est) de la politique dans l’art.

Après la guerre, le monde de la culture en Occident particulièrement en France est largement sous l’influence du P.C.F. (parti frère) inféodé ferme au P.C. de l’U.R.S.S. (Le Parti Père). Après avoir été libéré par les Américains, « le monde de la culture » en guise de reconnaissance devient anti américain, car majoritairement de gauche, ou pire, communiste, atteint d’une lourde amnésie sur la terreur, sur les cent millions de morts au Goulag, (chiffre très prudent avancé par des chercheurs du C.N.R.S.). Il occulte courageusement le manque de liberté de création, la réprobation totale et violente des tendances modernes (entre autres l’atonalisme).

S’installe une situation éprouvante : dichotomie à l’origine de troubles affectant gravement l’unité de l’individu, inscrite de surcroît dans la durée.

Être homme de culture, progressiste déclaré, communiste le plus souvent ou homme de gauche, tout en étant opposant aux positions élaborées, prônées, imposées par les plus hautes instances de l’organe idéologique du Parti auquel on appartient, c’est une catastrophe majeure pour l’intégrité du psychisme. Ce n’est pas un état de nature à sauvegarder la plénitude, l’unité, la probité de l’être.

À revoir les relations invraisemblables d’ambiguïté, les contorsions à la limite de la nausée d’Ilya Ehrenbourg avec les Triolet, Aragon, Picasso dont la seule œuvre publiée en zone soviétique fut un dessin représentant La Colombe de la paix. Avant l’écroulement,  Guernica dans quelques revues spécialisées, sans omettre de rappeler lourdement qu’il était « membre » (du parti).

Le langage outrancier utilisé dans cette polémique me semble issu en ligne directe d’un état que je qualifierais de schizoïde comme conséquence de la dichotomie mentionnée. Concrètement : état de déséquilibre ayant pour cause les micro et macro traumatismes dus à la soumission de l’individu envers une organisation violente et brutale issue d’une idée politique et l’insoumission, l’inacceptation sur le plan intellectuel, esthétique et psychique des orientations dans le domaine professionnel, en l’occurrence la doctrine culturelle, les idées véhiculées sur la suprastructure. État cornélien, nuisible, pouvant induire des lésions psychiques souvent irréversibles. Cette charge idéologique commune, identique aux deux régimes engendrés par les deux régimes totalitaires « des années trente » fut un fardeau lourd à porter. S’en débarrasser devint une nécessité politique, impérative pour le bon fonctionnement de l’être, pour son bien-être psychologique.

La solution, relativement simple, consiste en un transfert habile de la suprastructure idéologique commune dans le domaine des arts (références lexicales comprises) sur le dos du frère détesté, le cadet, (né en 1922)*. En lui passant la charge, il devient seul dépositaire de l’abomination. L’autre, l’aîné, (né en 1917)**, le bien-aimé, en lui accordant l’absolution sans doute comme apanage du droit d’aînesse, est ainsi (virtuellement) déchargé. Ne portant plus le fardeau infamant, on pouvait l’aimer sans retenue, s’y abandonner sans remord, le suivre comme des taupes dans la « Marche Triomphale » qui le portait en cadence bien rythmée sur le chemin menant vers les « Aubes Lumineuses de l’Avenir Radieux » en train de se lever à l’Est, tout comme le Soleil lui-même. Consciences en paix bien sûr, limpides, transparentes comme l’eau de source. Cheminement ensemble… « Les idiots utiles » (Lénine).

* Naissance du national- socialisme.

** Début de la révolution bolchevique.

*** En ukrainien : extermination par la faim. Combien d’Occidentaux connaissent-ils le mot Holodomor ?  La Grande Famine d’Ukraine, des années 1930, reste une des plus terribles périodes du stalinisme, avec 5 à 7 millions de victimes.

(À suivre)

Ecrit dans 2 La littérature s'interroge, Lettropolis transmet | Mot(s) clef(s) , | Faire un commentaire

SEISME DANS LE CHAMP SONORE – 2

CHEMIN A TRAVERS TABLEAUX

CHEMIN A TRAVERS TABLEAUX

 

Chemin à travers tableaux
nouveau livre de :
Victor CUPSA
Lettropolis le présente
dans une luxueuse version papier
couverture cartonnée rembordée
Format A4, 288 pages, 55 reproductions en couleurs, 16 dessins.
Un cadeau idéal pour Noël au prix exceptionnel de 35 € (+port)
Il sera très bientôt accessible sur Lettropolis.

 

SEISME DANS LE CHAMP SONORE (suite de l’article de Victor CUPSA)

2/ ÉPINE IRRITATIVE

 

Dans un état d’esprit assez difficile à définir, j’ai envoyé à Jérôme Ducros un mail où j’exprimais mon étonnement devant la déferlante d’invectives, les rapprochements inadéquats et les anomalies tenant au vocabulaire employé. J’accompagnai mon mail d’un fragment du texte intitulé « La quadrature du cercle » où j’aborde les sujets que je viens de décrire, en faisant une comparaison qui peut paraître saugrenue, entre la situation actuelle de la création plastique et la situation de l’alpinisme, que j’avais pratiqué dans les années de jeunesse. Je pense qu’il n’est pas interdit d’extrapoler au domaine musical.

Sa réponse m’est parvenue peu de temps après. Il avait remarqué et me l’a fait savoir, que ce fragment de texte, exprime assez bien la situation dans laquelle se trouve le monde de l’art. Pour plus de clarté concernant mon propos, je cite un fragment ; il s’agit de l’un des éléments commun à la peinture et à l’alpinisme :

« Il y a je pense, une comparaison à faire entre ces deux domaines qui présentent des similitudes frappantes et où les conclusions sont semblables. Peut-être même quelques enseignements à tirer.

Dans l’alpinisme, les grands sommets d’Europe furent conquis l’un après l’autre pendant la fin du dix-neuvième siècle, après quoi personne ne pouvait plus faire de “premières”. Frustrés, les acharnés de la montagne, les “conquérants de l’inutile” comme les avait appelés Lionel Terray, démangés par l’esprit de compétition, par l’envie de se démarquer, d’être le premier quelque part, se sont lancés à corps perdu dans “l’himalayisme”, et en quelques décennies sont arrivés à achever d’escalader tous les sommets dépassant les huit mille mètres et même les autres qui présentaient quelque importance. Là non plus, il n’y a plus la possibilité d’être le premier, d’être le seul.

Il y a des périodes, des époques qui finissent par des faits irréversibles; on peut le regretter, mais il faut en prendre connaissance et conscience, il faut en accepter le caractère irrémédiable.

[…] Nous sommes arrivés à être obligés de nous contenter de ce qui est possible, que cela nous plaise ou non. »

Ensuite, à partir du milieu du vingtième siècle, le pop’art et le déferlement qui s’en est suivi :

« Les musées et leurs sous-sols, sont pleins. Sur ce plan, il me semble évident que si l’on se cantonne à la sphère stricte de la peinture, il n’y a plus que la solution des “voies” qui reposent sur la personnalité de chacun, la mise en évidence de cette note personnelle que l’on puisse reconnaître, l’univers, le style, qui est irremplaçable, comme étant l’empreinte d’un individu bien distinct et pas d’un autre. C’est une situation que l’on accepte ou non. »

 Qu’on ne me rétorque pas qu’entre les limites des innombrables aspects de l’inventivité de l’esprit humain et une montagne, (fût-elle l’Everest), il n’y a pas de comparaison possible. Je le sais. Mais il n’est pas illimité non plus, et en acceptant le mot limite, on doit accepter implicitement la notion de fin.

 Revenons à la conférence : Son titre contient une question qui est l’objet de l’ire des contradicteurs, son épine irritative: « Et après ?» Cet « après » interrogatif est indéfini ; il peut être long, très long. Dans les réponses-ripostes je n’ai rien trouvé comme proposition. Sauf en sous-entendu : on est sur la bonne, sur la juste voie. Continuons ! Bien. Continuons dans l’atonal, continuons à exposer des montagnes de chiffons usés, engins rouillés-soudés, mégots de cigarettes collés sur un support quelconque, employons électricité ou laser, suppositoires gonflables, emballons n’importe quoi. Combien de temps ? Disons un siècle, deux siècles. Je n’ose même pas imaginer plus : un millénaire, ou deux. Parce que le monde, lui, il va durer (mais dans quel état ?) encore un ou deux siècles, un millénaire et d’après l’opinion des astrophysiciens peut-être même plus. En faisant un effort d’imagination on peut entrevoir, (image cauchemardesque), la colossale accumulation des innombrables compositions musicales que personne n’écoute, le gigantesque tas de pièces « d’arts plastiques », que personne ne regarde, entassés dans des archives, dépôts et caves, comme dans des nécropoles de l’absurde, sans trace de vie autour. L’Empire d’Ubu empereur.

« Qu’un grand nombre de musiciens et de plasticiens travailleront avec des engins numériques, laser et d’autres moyens pas encore connus, c’est prévisible, c’est certain ; la surenchère en matière d’innovation technique est prodigieuse, au point qu’on peut à peine suivre ; ils vont fabriquer des images virtuelles, ou autres merveilles dont nous n’avons même pas encore idée, car tous les jours apportent leur lot de nouvelles inventions techniques qui trouveront immédiatement emploi dans le domaine du “visuel” du simili-art agréé par des “consommateurs” éclairés.

Avoir conscience que l’on vit dans un absurde permanent, peut faciliter l’accoutumance. Interrogation ou affirmation ? »

 Dans le tumulte de la passion, on est allé chercher appui chez les grands disparus. Il s’agit paraît-il d’une citation de Stravinsky : « L’art est un véhicule qui ne connaît pas la marche arrière. »

La comparaison me paraît douteuse, en outre elle est superficielle et inexacte.

Il est vrai que l’art ne retourne pas souvent sur ses pas, mais parfois il le fait et quand il le fait, il le fait bien ; cela lui est arrivé à l’occasion d’un moment historique difficile, mais en rien comparable à l’époque infiniment plus grave, plus désorientée que nous vivons. Si elle s’appelle Renaissance c’est parce qu’il y a eu naissance en d’autres temps. D’autres manifestations de l’esprit humain l’ont remplacée. Deux mille ans plus tard elle renaît. Il n’y a qu’une chose qui a existé qui peut renaître. C’était un retour. C’était la Renaissance.

Les hommes sont revenus à deux millénaires d’intervalle, dans des endroits par où ils sont déjà passés, pour notre plus grand bonheur : Prenons en exemple Le Discobole de Myron, ou l’Héraclès Borghèse (Lysippe) de la Grèce antique, ou n’importe quelle sculpture de Phidias ou Praxitèle, mettons- les à côté du David de Michel-Ange. Comparons-les. N’est-ce pas la même conception de l’homme, de la beauté de son corps, la même attitude libre, équilibrée mais sans outrances envers la représentation de la nudité des hommes et des femmes, même conception de la beauté tout court, de la mise en avant de l’humain, la même connaissance approfondie du métier, du traitement du sujet sur le plan de la finition, le même souci dans la recherche de l’individualité, de la psychologie particulière à chaque personnage ? On ne trouve pas curieux qu’à une distance de deux mille ans ils se soient retrouvés avec des conceptions tellement concordantes sur la beauté, concept qu’ils ont reconnu sans trouver utile de le discuter ? (À voir ou à revoir Giorgio Vasari.)

Regardez La Victoire de Samothrace et demandez-vous si elle n’aurait pas pu être conçue et exécutée par Benvenuto Cellini ou Donatello. Ou La Vénus de Milo par Michel-Ange. Ou l’inverse, David par l’auteur de Vénus ?

Demandez-vous si la superbe statue équestre de Marc-Aurèle (à Rome) n’aurait pas pu être faite par Verrocchio, ou Le Condottiere Colleoni, ou Gattamelata (Donatello) par l’auteur de Marc-Aurèle, cet immense sculpteur dont le nom reste enseveli sous les ruines de la Rome Impériale.

C’est la même façon d’approcher le métier : respect infini et rigueur tant sur le plan de la conception que sur celui de sa mise en œuvre, avec comme base le bon sens ; les résultats sont fort ressemblants. Respect en même temps pour ceux qui regardent, ceux auxquels ils s’adressent.

(À suivre)

Ecrit dans 2 La littérature s'interroge, Lettropolis transmet | Mot(s) clef(s) , , , | Faire un commentaire

SEISME DANS LE CHAMP SONORE – 1

CHEMIN A TRAVERS TABLEAUX

CHEMIN A TRAVERS TABLEAUX

Chemin à travers tableaux
nouveau livre de :
Victor CUPSA
Lettropolis le présente
dans une luxueuse version papier
couverture cartonnée rembordée
Format A4, 288 pages, 55 reproductions en couleurs, 16 dessins.
Un cadeau idéal pour Noël au prix exceptionnel de 35 € (+port)
Il sera très bientôt accessible sur Lettropolis.

En attendant, voici le premier d’une série de 4 articles de Victor Cupsa. L’auteur, fort de sa longue expérience artistique, porte son regard et ses réflexions sur quelques dérives inattendues de notre société confrontée à une certaine idée du “modernisme”.

Laissons la parole à Victor CUPSA !

SEISME DANS LE CHAMP SONORE

1/ CAUSES ET EFFETS                                         

 En décembre 2012, une conférence tenue au Collège de France fit beaucoup de bruit à l’intérieur du microcosme culturel (surtout dans la sphère musicale) de Paris ; il s’agissait d’une question qu’un compositeur et pianiste se pose et pose aux autres : « L’atonalisme. Et après ? ». Sa conférence, avec les illustrations musicales adéquates peut être vue, écoutée, et même téléchargée sur internet : http://www.college-de-france.fr/site/karol-beffa/seminar-2012-12-20-15h00.htm

Elle a déclenché une tempête. Véhémente, passionnée, au point qu’un article dans le Nouvel Observateur titrait : « Musique : c’est la guerre au Collège de France. »

Jérôme Ducros, l’invité de Karol Beffa, pianistes réputés et compositeurs tous deux, le premier conférencier aussi, auteur de l’épine irritative lancée dans le monde des sons, (ce n’est pas étonnant qu’elle ait fait tant de bruit), devint la cible d’une multitude d’attaques dont la violence, l’intolérance inquisitoriale m’ont fait frémir. Curée haletante, haineuse, violence peu commune de la part de plusieurs musiciens, musicologues ou « mêlés à l’affaire » qui ne pensent pas comme lui. Ce qui n’est pas seulement leur droit, mais leur devoir : défendre ce en quoi ils croient. Mais d’ici à l’étripage il y a de l’espace. Sûrs de leur fait, ils considèrent sans doute que la Némésis de cette histoire leur accordera une encore plus grande, encore plus juste et bien méritée suprématie.

Des noms connus, respectés… Pascal Dusapin, Benoît Duteurtre écrivent, Pierre Boulez s’implique aussi, Philippe Manoury répond, Emmanuel Dupuy prend position, un chapelet de noms plus ou moins connus, anathèmes, éliminations et interdictions souhaitées, pléthore d’épithètes, invectives, injures, allant jusqu’à sentir dans l’air de Paris l’odeur âcre de la « bête immonde », « du temps des heures sombres des années trente ». La fièvre de la formule ronflante et efficace s’empare de certains participants qui en arrivent à parler du IIIe Reich, de révisionnisme, de négationnisme, de reductio ad Hitlerum, d’indignité et du déshonneur fait au Collège de France.

Interloqué, j’avais l’impression qu’ils parlaient d’une autre conférence que celle que j’avais entendue. Je l’ai réécoutée et je n’ai rien trouvé qui puisse justifier un tel déchaînement et perte de contrôle. Une opinion émise, une controverse, c’est tout, même pas scandaleuse. Je vivais encore dans le leurre qui accorde à tous le droit d’exprimer un doute, je croyais dans le principe que tout le monde a, (ou devrait avoir) le droit d’émettre une opinion, d’affirmer ce en quoi il croit.

Il m’a semblé même, trouver dans cette conférence quelques traces d’humour.

De quoi donc ont-ils peur pour déclencher pareil déferlement d’intolérance et de haine ? Car c’est la première hypothèse qui vient à l’esprit.

Une seule chose est sûre : la question dérange, énerve terriblement.

À tête reposée, je me suis fait la réflexion que la plupart des participants aux joutes dont je prenais connaissance devaient être bien jeunes pour recourir à des comparaisons hors de propos avec des événements, organismes et organisations responsables de la mauvaise célébrité des institutions citées et du régime incriminé. Ils ne les ont certainement pas connus eux-mêmes, donc ils ne savent pas très bien ce dont ils parlent ; tout comme leurs pères réels ou spirituels, immatures, inconscients, ignorants, écrivaient sur les murs de Paris en 1968 : C.R.S.= S.S. Pourquoi pas Totenkopf (formation d’élite des S.S.) tant qu’on y est ? Pourquoi ne l’ont-ils pas employé ? Un crâne sur deux os croisés, leur symbole, assurerait un effet autrement plus vibrant dans l’espace destiné à une discussion concernant la musique.

Dans le silence de l’atelier, j’ai failli rétorquer : K.G.B. vous-mêmes ! Mais je me suis retenu ! C’était en 2013.

Pourquoi revenir sur le sujet ? Tout simplement parce que cette controverse a eu lieu. Elle a existé, maligne, hautement représentative de l’état délabré de l’esprit de tolérance, de l’atmosphère délétère régnant dans la Cité. Même si elle semble en apparence terminée, le problème soulevé reste ; il est révélateur des réalités existantes, témoigne de la présence de mentalités difficilement compréhensibles et reflète un état d’esprit regrettable et persistant. Cette conférence ne fut que la partie visible de l’iceberg.

Comme il est normal en pareil cas, Jérôme Ducros reçut en même temps des manifestations de sympathie, d’adhésion, d’encouragement de la part de ceux qui, dans le bourbier sans visibilité excessive qu’est devenu l’espace offert à l’art contemporain par la « révolution » quasi permanente, s’interrogent, et dans la mesure du possible répondent. Je fus l’un de ceux-là, bien tard, car c’est un an après l’événement que j’en ai pris connaissance. En même temps, avec l’aide de cette merveilleuse invention qu’est l’internet, je fus informé ipso facto de l’ensemble des réactions et prises de position s’opposant aux idées véhiculées par la conférence en question, accumulées pendant plus d’une année.

Unité de temps et de lieu dans la dramaturgie du moment, concrétisée par un état de malaise, d’inquiétude navrée, conséquence de la violence de la riposte ; le tout greffé de surcroît sur des éléments biographiques responsables d’une réceptivité exacerbée envers ce genre d’attitudes, d’interdits, d’anathèmes, suite à une adolescence et une jeunesse passés en « Démocratie Populaire ».

Le hasard fait, (mais était-ce le hasard ?) qu’en juillet 2012, année de la conférence, est paru dans les éditions numériques Lettropolis le recueil d’une sélection de mes textes sous le titre Cahiers d’atelier écrits entre 1972 et 2000. Certains furent publiés dans une monographie parue à l’occasion de mon exposition à la Galerie des Maîtres Contemporains d’Aix en Provence. (1976).

Ils témoignent déjà de pensées similaires, les mêmes préoccupations transposées dans le domaine des « beaux-arts » : l’évolution (ou l’involution) du métier de peintre, son devenir, la réalité ou le « faux en écritures » que représente de nos jours l’activité qu’on appelle indûment « avant-garde » dont j’avais fait partie pendant la période des « Métaobjets », période terminée avec l’exposition au Musée d’art moderne de la Ville de Paris (A.R.C.) (1970). Je crois utile de citer un fragment d’un texte écrit en 1973, abordant le sujet :

« Depuis, à tort ou à raison je considère que l’avant-garde a cessé d’exister, faute de ligne de démarcation entre les choses admises et celles qui ne le sont pas. Sa raison d’exister était la tendance à franchir, à transgresser, à repousser toujours plus loin cette ligne. Or, quand théoriquement et pratiquement l’on considère que tout est admis, je me demande quel rôle, quel sens peut encore avoir la notion d’avant-garde.

Je crois que la disparition de cette notion, devenue non-sens, qui semblait désigner une tendance, indiquer une voie, une direction, plonge le monde de l’art dans un espace sans pointe, sans ligne à franchir, sans avant ni arrière, où les choses s’égalisent et se valent.

C’est sans doute de cet espace sans points cardinaux que j’ai hérité l’idée que le concept de modernité est devenu caduc. »

Dans les mêmes « cahiers », préoccupations concernant plusieurs autres aspects soulevés par l’appartenance au métier de peintre ; je parle en même temps de l’autre volet, celui de la peinture traditionnelle à laquelle je suis revenu après l’intermezzo plus que bénéfique par l’expérience acquise. Je n’étais pas le seul ; il y avait un groupe de peintres figuratifs avec lesquels j’ai fait un bout de chemin, autour de deux remarquables animateurs et critiques, (Gérald Gassiot Talabot et Jean-Louis Pradel) dont la mémorable manifestation emblématique fut la grande exposition Mythologies quotidiennes, toujours au M.A.M de la Ville de Paris. (1977)

Préoccupé avant tout par la pratique et l’évolution de la peinture, celles des arts plastiques en général pendant une période charnière, sans équivalent dans l’histoire de l’art par la multiplicité simultanée des tendances et des courants (phénomène totalement nouveau), je pense que la nécessité de clarification s’impose. Les arts plastiques, par leur morcellement, l’éloignement conceptuel et structurel de la peinture classique, demandent désormais une restructuration, une clarification. J’ai associé aussi quelques réflexions sur la musique à laquelle je ne suis lié hélas que par l’écoute, assidue certes, mais ce n’est que l’écoute. Je considère cette ingérence comme étant malgré tout légitime, en tant qu’amateur (dans le sens de « celui qui aime ») ou bien « consommateur. »

J’exprime mon intérêt pour leur présent, j’émets des doutes sur leur avenir s’ils en ont un, car ce conglomérat fragile me touche au premier degré puisque tout est lié, tout se tient, passé, présent, avenir, tout fait partie d’un ensemble sur lequel nous n’avons que des vues partielles, perceptions tronquées en fonction de nos connaissances et de nos goûts, nos sensibilités et nos expériences de vie ; le tout régi par nos limites, nos zones d’ignorance dont l’étendue est considérable.

J’étais incité à réfléchir en même temps sur leur éventuelle disparition, car des opinions circulaient sur la place publique, virulentes, impitoyables ; elles allaient jusqu’à annoncer leur trépas. « La peinture est morte » entendait-on ! Des personnes s’exprimaient librement, avec conviction, (parfois j’avais même l’impression de déceler une trace de joie maligne) ; des personnes « ayant autorité » par leur position, éloquence, force de persuasion, facilité d’écriture et un certain faible pour le sensationnel. Le tout, s’appuyant sur une connaissance de nature générale du patrimoine individuel, affirmant que tôt ou tard, tout a, ou peut avoir une fin.

Compte tenu des circonstances, la rumeur ne semblait pas forcément farfelue.

(À suivre)

Ecrit dans 2 La littérature s'interroge, Lettropolis transmet | Mot(s) clef(s) , , , | Faire un commentaire