FERMEZ LES ÉCOUTILLES

Fermez les écoutilles !

Fermez les écoutilles !

 

Je vous fiche mon poulet, qu’en ces temps incertains, il faut sans doute fermer les écoutilles pour ne pas sombrer.

Impossible me direz-vous ! Comment éviter les unes des journaux, les flashs des radios, les images sanguinolentes et cruelles des télés et des sites internet ?

Comment ignorer les décapitations « tranquilles » façon hallal, les fraudes fiscales petits joueurs des politiques en charge de veiller à l’intérêt général, les intrigues de cour de récréation ourdis par les plus hauts personnages d’un Etat vacillant et castré de sa souveraineté, comment oublier les trahisons répétées des journalistes pollués par des idées nulles et convenues, ou prosternés pour survivre devant les dictats des lignes éditoriales flottant au gré des intérêts des puissants.

Comment ? Mais en se concentrant sur l’essentiel, pardi ! Il faut fermer les écoutilles !

Tenez, il y a quelques matins, me réveillant aux aurores, par l’étroite fenêtre de ma chambre, à 10 mètres de moi, enfouie dans les hautes herbes et flanquée de son petit, quoi de plus régénérant que le spectacle d’une biche aux aguets du moindre mouvement ou du plus petit bruit, se reposant de sa quête matinale de glands, d’herbes sauvages goutteuses et aussi de légumes de mon jardin comme ces blettes broutées à belles dents avant que je les gratine au four !

Et ces forêts flamboyantes du Cantal qui tapissaient ma route de montagne vers Paris, ces feuillus encore bien fournis de feuilles jaunes, oranges, rouges et marrons, cette fourrure végétale drue que l’on aimerait caresser comme la toison moelleuse et dense d’un chat ronronnant.

Un chat ! Voilà une autre joie ! Endormis contre vous, tantôt digne et secret ou prenant la pose avec langueur et harmonie. Créature divine pour les Égyptiens, satanique pour nos religieux ancêtres du Moyen âge, cette âme animale vous transporte vers le Créateur aussi sûrement qu’un psaume du roi David, pourvu que l’on y prenne garde.

Les Psaumes ! Ces prières partagées entre peurs, suppliques et louanges… Permettez moi de vous donner quelques extraits du psaume 103, de courtes pensées qu’il vous sera loisible d’adresser au Dieu qui vous parle, à l’amour qui conduit votre vie, loin de l’écume des jours.

« (…) Seigneur mon Dieu, que de grandeur et de magnificence dans vos ouvrages ! Vous vous êtes revêtu de gloire et de majesté ; vous vous êtes couvert de lumière comme d’un manteau. Vous avez étendu l’air au dessus de nous comme un pavillon ; et vous le couvrez d’eaux pour les besoins de la terre ; (…) Vous vous servez des vents comme des messagers ; et des flammes de feu comme de vos ministres. (…) Vous faites couler les fontaines dans les vallées, leur cours est entre les montagnes. (…) Les oiseaux du ciel se retirent auprès de ces fontaines, et font entendre leur ramage du milieu des rochers. (…) Vous faites naître le pain de la terre, et le vin qui réjouit le cœur de l’homme. (…) Vous avez créé la lune pour marquer les temps ; le soleil sait où il doit se coucher. ».

Alors, tout ça vaut bien un clair de lune, tout simplement !

Pierre Lours, l’auteur de cet article a son propre blog http://uneclefdeschamps.overblog.com/

Pierre Lours a publié chez Lettropolis : La Révolte des silencieux

La Révolte des silencieux

La Révolte des silencieux

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