L’EUROPE, ET ENSUITE ?

NDLR : Le texte suivant est repris du blog de Claude Henrion sur Tumblr avec son aimable autorisation.

Claude Henrion est l’auteur de France, agir ou périr ?

FRANCE, AGIR OU PÉRIR ?

FRANCE, AGIR OU PÉRIR ?

L’Europe -7- « Et ensuite ?»

Les échéances électorales commandent : il faut donc avancer dans notre “retour sur image” sur ce qu’est l’Europe, ce qu’elle aurait pu être, ce qu’elle aurait dû être, sur ce qui reste d’un beau rêve brisé … Pour terminer cette série de billets analytiques, et avant d’en tirer des conclusions plus opérationnelles, il reste à se poser les deux questions traditionnelles : Où en sommes-nous ? Où allons-nous ?

(1)– Où en sommes-nous ? Il devrait être à peu près clair pour chacun que nous sommes très, très loin de là où nous avions rêvé d’être, très loin de toutes les promesses qui nous avaient été faites, refaites et confirmées par tous les intervenants successifs ayant eu à se prononcer sur ce sujet. Pourquoi les populations se retrouvent-elles de manière presque unanime pour tourner le dos à tout ce fatras de règles incompréhensibles, de normes inutiles, de négation de toutes les habitudes, les traditions, les richesses, les spécificités de nos pays, de nos régions, de nos villes ? Bon nombre des ”à peine 50 %” de supporters officiels ne le sont que parce qu’on leur a si souvent répété que c’était “ça ou le chaos” qu’ils ont fini par intégrer cette menace terrible dans leur subconscient … Une superstructure qui avait, au départ, tout en main pour poser les bases d’un monde meilleur et pour concrétiser tant d’espoirs magnifiques n’a réussi qu’à se rendre tellement antipathique que ses membres élus ne doivent leurs prébendes et leurs sinécures imméritées qu’à des taux d’abstension jamais envisagés jusque là !

(2)- Où allons-nous ? A partir d’un modèle qui avait fonctionné au point de proposer au monde une civilisation qui a inventé la presque totalité des principes économiques, moraux, scientifiques, philosophiques qui règnent sur la planète, y compris chez ses pires détracteurs .. un glissando incontrôlé nous a fait dégringoler dans une juxtaposition d’utopies qui n’ont jamais démontré qu’elles pouvaient être opérationnelles, ni rendre l’homme plus heureux que ”au bon vieux temps” ! Certes, on peut toujours cracher dans la soupe : c’est même très à la mode ! Mais on peut également discerner tout ce que ce besoin masochiste de dénigrement risque d’entraîner pour le futur : pas une seule des solutions que l’on nous propose ne laisse sous-entendre que quoi que ce soit pourrait aller “mieux”.

La priorité qui a été donnée aux aspects économiques de l’activité humaine a lamentablement échoué –comme on pouvait le prévoir : on ne construit pas une maison en la commençant par le toit. Un enfant sait ça, pas un technocrate !. Le mot “Europe” ne devait désormais recouvrir que ce qu’y mettaient les ayatollahs du Berlaymont : ceux qui osaient mettre en question leurs abus sur notre quotidien et leurs néfaste influence sur notre futur se retrouvaient catalogués ”europhobes”… Un seul exemple suffira, en guise de démonstration : l’Institut statistique grec confirmait récemment que le PIB du pays , après avoir perdu 24 % depuis 2008, avait reculé « plus que prévu en 2013 » (3,9% contre les 3,7% annoncés … en février). Et pour 2014, on annonce 0,6% de croissance, en Grèce, après tant de souffrance et de privations …. Quel beau succès économique ! Jusqu’à quand va-t-on nous raconter n’importe quoi ?

On comprend cette information qui a inondé le Net le 14 mars 2014 (in Time to sign off, Le Blog de la résistance, Bill Bonner, Bloomberg, et tant d’autres) : le milliardaire-gourou George Soros a déclaré que ”l’Europe pourrait subir un ralentissement pendant 25 ans, 25 ans de stagnation à la japonaise”, ce qui veut dire qu’ un européen qui serait né en 2000, et aurait donc découvert ”la crise” vers l’âge de 7 ou 8 ans, ne pourrait espérer connaître un retour à un monde économique ”normal” que vers ses 50 ans… si tout n’a pas explosé avant … ce qu’il est sage de prévoir, tout de même ! Je cite, sans commentaire : “ L’Europe (…) pourrait ne pas survivre à 25 ans de stagnation’, a déclaré Soros lors d’une interview avec Francine Lacqua. Les économies européennes sont condamnées, car sans croissance, elles ne peuvent pas rembourser leur dette. Et avec tant de dette, elles ne peuvent pas avoir de croissance” (d’après Bloomberg).
NB. : George Soros se trompe rarement…

Le 25 mai, la France vote pour désigner ses représentants dans les instances européennes. Nous n’avons plus le droit de nous abstenir, et nous avons le devoir de refuser leur réélection aux responsables de notre frustration actuelle, de nos malheurs à venir, à tous les responsables de ce naufrage qu’on nous cache. (à suivre)

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