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Nombre de pages : 1211

Format(s) : Format PDFISBN n° 978-2-36708-100-7 (pdf).
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La prétendue « crise » dont médias et hommes politiques nous rebattent les oreilles depuis un certain temps serait réputée avoir commencé vers les années 2007/2008.
Ce serait trop beau, et la vérité est bien différente !
On nous sert à longueur de journée la description vraiment très approximative d'une situation qui est en réalité tout autre, puisqu'il a fallu attendre que les seuls aspects exclusivement économiques d'une crise majuscule, infiniment plus profonde et plus multidirectionnelle deviennent incontournables à l’œil nu pour que la prise de conscience de la gravité de la situation devienne perceptible par les personnages importants qui croient diriger le monde.
Il est d'ailleurs symptomatique qu les seuls ersatz de remèdes qu'ils envisagent pour sortir de cette situation alarmante sont de nature économique : l'euro (et leur vision déformée de ce qu'ils appellent Europe), le chômage, les RMI, RSA, RTT, IRPP, ISF, APEC, dont nous avons fini par oublier, à force de les fréquenter, combien ils étaient artificiels, déconnectés, périmés, ringards. Tout comme le deviennent les G5, G8 et G20 si courus par les Excellences ministérielles, ou les G 135 ou 257 (?) qui ne manqueront pas de voir le jour dans peu de temps – la crise s'aggravant – comme le sont aussi toutes ces idées farfelues et si coûteuses qui sont désignées par : « à la française » puisque personne n'en veut...

La réalité est très différente, puisque c'est bien loin en arrière qu'il faut aller chercher les prémisses de tous les maux qui frappent notre monde et notre civilisation occidentale qui en est tout de même l'étalon le plus largement répandu, et, par voie de conséquence notre pauvre France, autrefois si douce, aujourd'hui si terne, comme sans espoir.

La raison d'être de cet essai tient en deux idées :
la situation est vraiment grave, plus grave que tout ce que l'on peut lire.
la situation n'est peut-être pas désespérée, mais cela dépend de chacun de nous.
Ne craignons pas d'utiliser les mots justes, même si ils peuvent faire mal : nous nous trouvons devant ce qui pourrait être désigné par « la fin d'une civilisation », en train de mourir sous nos yeux de la trop grande réussite qui a été la sienne.
Certains pourront s'en réjouir, estimant que tout n'est pas parfait. Il faut s'étonner de leur attitude, car jamais aucun autre système politique ou économique n'a rendu possibles tant de succès, tant de réalisations heureuses, tant de promesses tenues et devenues opérationnelles au quotidien, et tant d'espérances, aussi.
Jamais aucun homme ayant été sur terre avant nous qui vivons aujourd'hui n'aurait pu imaginer le degré de santé, de bien-être, de sécurité, de confort, de loisirs, de voyages, d'espérance de vie... que sais-je... que nous avons pris l'habitude de considérer comme « normal ».
Et le fait – indéniable, indiscutable – que tout est très loin d'être parfait ne doit en aucun cas être instrumentalisé pour appeler autre chose de nos vœux, surtout une autre chose innommée, non décrite, non précisée autrement qu'en termes très vagues, autrement qu'en une énumération des points encore sujets à être largement améliorés.
L'origine du mal qui nous frappe si fort est donc à rechercher bien loin en amont, et ses sources sont multiples. Les pages qui suivent vont tenter de démêler un écheveau que les gourous successifs que le monde s'est choisis pour le guider (pour leur plus grande partie élus démocratiquement, et là aussi, le bât blesse!) semblent s'être donné un mal fou pour rendre inextricable !

Les idées qui circulent le plus souvent reposent sur cette erreur fondamentale que nous sommes devenus tellement riches (même relativement) que nous avons cru qu'il nous serait aussi possible d'être extravagants, de nous comporter en enfants gâtés que rien ne vient arrêter dans leurs mauvaises idées : la perte de tout repère est une cause de non-bonheur (il ne faut pas aller jusqu'à « malheur », encore) incontournable.

Extravagante notre volonté de nier nos échecs, extravagante la préférence donnée aux idées et aux concepts contre le réel, extravagante notre manière d'aborder les problèmes et la façon dont nous espérerions les résoudre, extravagants notre recherche du changement pour le changement, notre foi élémentaire dans le pouvoir des mots, la tentation de repentance masochiste, le besoin d'expérimentations sociales naïves, la permanence dans les erreurs les plus confirmées et les bricolages avec la biologie et les incontournables évidences morpho-dimensionnelles de l'humanité... Extravagante notre aptitude à abandonner en chemin tout ce qui marche et a marché (de la famille à la nation)… au seul prétexte d'essayer des choses qui n'ont jamais rien donné de bon... Extravagant notre apparent désir de tourner le dos, à tout ce qui pourrait contribuer à notre propre bonheur... Extravagants enfin nos comportements envers la surconsommation, le mépris de notre si jolie planète, le rejet de l'effort et la foi que dans le fare niente réside la clé de la joie de vivre...

La perte largement entamée de la maîtrise du langage a entraîné une perte corrélative de la compréhension du sens des mots et des notions qu'ils recouvrent.

Ne sachant plus trop bien de quoi ils parlent, nos contemporains n'ont plus aucune chance de trouver des chemins vers le bonheur ou vers ces lendemains chantants que des prophètes de malheur avaient osé nous promettre !
Les grandes idées qui menaient le monde jusqu'à l'époque de ce qui s'est appelé « les Trente glorieuses » – qui ne sont pas si éloignées de nous, à l'échelle de l'humanité – ont toutes sombré derrière un amoncellement de notions vagues, non définies, mal conçues qui ne peuvent déboucher, à terme relativement proche, que sur des séries de catastrophes prévisibles, annoncées.

Des mots aussi usuels que démocratie, religion, science, histoire, Europe (voire France), art, bon et mal, ou encore liberté, égalité et fraternité, et depuis peu, tout simplement, homme ou femme... sont désormais privés de toute signification réelle, et donc de toute possibilité de pouvoir apporter quelque chance que ce soit de retrouver une forme d'équilibre moral... et d'espérance : tout est mis en œuvre pour que les lendemains qui nous sont encore ouverts ne chantent plus que des chants funèbres.

Il nous reste encore un peu de temps pour nous ressaisir avant que tout ne soit définitivement perdu. Mais pas assez pour flâner en chemin !

Cet essai n'a pas pour ambition de répondre avec précision à chacun de ces défis, ni à proposer des solutions immédiates à tous les problèmes posés, mais à contribuer à mieux analyser les enjeux, à mieux comprendre quels efforts doivent être faits en urgence pour que l'espoir ne meure pas.

Grâce à l'aide de modèles de réflexion et de comportement simples, on y passera en revue d'un côté les erreurs majeures de notre temps et les mesures évidentes de façon à tenter de remédier à leurs conséquences les plus dévastatrices et de l'autre les modifications de nos comportements que l'urgence de la situation impose... sauf à nous condamner nous-mêmes à connaître les affres de chemins qui ne conduiraient qu'à l'abîme.

 

 

 

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