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SYNOPSIS


Résumer Parcours à dents de scie ? Une ligne : l'éternel combat du Mal contre le Bien.
Une situation : Rwanda 1994... les Tutsis livrés au génocide... une famille détruite... une survivante dans la tourmente morale des rescapés... son insertion sociale et son retour dans le monde des génocidaires... son ascension morale et religieuse... apprendre le pardon... directrice de prison... pacifier les âmes et les corps... au service de la réconciliation... en filigrane, une leçon de politique intérieure. Voilà pour le fil directeur !
Plus précisément :
Parcours à dents de scie est la biographie de Dativa, petite fille rwandaise, adulée, intelligente, belle. Devenue jeune fille, elle survit au génocide de 1994, au massacre d'une grande partie de sa famille, et plus encore à celui de son père auquel elle assiste, elle-même blessée, promise au même sort, mais miraculeusement oubliée parmi les mourants lors de cette tuerie collective. Son crime (pour ses génocidaires) : être Tutsi. Son sort : survivre et prendre en charge le reste de sa famille.
Biographie, ici, veut vraiment dire écriture d'une vie, et pas seulement d'un moment d'une vie. En apparence, l'avenir souriait à la petite fille qu'elle était... à condition d'oublier les semences empoisonnées de sa toute petite enfance : exode, massacres... déjà... en 1973.
Après..., après ces terribles jours de 1994, la survivance : enfouie, mais active, la culpabilité d'avoir survécu, les périodes d'abattement, ou de ténacité nécessaire. Et le quotidien : devenir chef de sa famille, maintenant restreinte à sa mère et à ses deux petites sœurs, retrouver un emploi, et faire le sacrifice d'une offre généreuse pour accomplir son serment, cette prière adressée au plus fort du massacre : dédier sa vie à sa famille si elle devait en réchapper.
On conçoit que le cœur ne soit pas serein, que la colère émerge, avec tant de doutes, que d'autres questions surviennent, que le choix d'un mari échappe aux rêves classiques d'une jeune fille romantique : sera-t-il un rescapé, un militaire, un protecteur ?
En fait, ce sera un homme d'amour sincère, l'essentiel. La mauvaise série s'arrêterait-elle ? La vie reprendrait-elle le dessus avec la venue des enfants ? Non, la mort frappe encore : les garçons sont atteints de drépanocytose, dont elle et son mari portent les gènes. Hergos, le fils cadet, meurt. Tentatives de grossesses : deux interruptions chirurgicales pour sauver sa vie. Une demande d'adoption finalement abandonnée. Le doute la prend : action divine ou sorcellerie ?
Maintenant, assistante sociale dans un centre de rééducation pour mineurs, la voici de nouveau confrontée aux souvenirs de la violence et à une nouvelle épreuve morale. Aux criminels « ordinaires » se mêlent des génocidaires. Elle ose dire qu'elle est « réticente à leur faire du bien ». Combien de non-dits derrière cet euphémisme ? Alors, enfouie en sa mémoire, resurgit la prière lancée en ce jour d'horreur, devant son père supplicié :
« Seigneur mon Dieu Tout-Puissant, je t’en supplie, protège-moi. Si tu m’épargnes, je ferai tout ce que tu voudras. Je promets de te servir et même d’essayer de servir mes bourreaux, au nom de Jésus je t’en prie. Amen. »
Le chemin est de nouveau ouvert. Des amitiés se révèlent, bientôt suivis de liens affectueux, et de nouveaux comportements de réinsertion pour ces jeunes criminels.
Un nouveau pas est franchi lorsqu'elle devient directrice de la prison de Kigali, et plus encore lorsqu'elle rencontre en prison l'assassin de son père, le sinistre Kad, réduit à un pantin muet et suant. Ainsi le génocidaire, malgré tous ses efforts, ses menaces, ses relations, est exposé à la justice. Que cette justice repose sur la forme judiciaire classique, ou sur les tribunaux populaires gacaca, ou sur l'intervention divine de Jésus-Christ, à chacun d'en peser les poids respectifs. Mais pour Dativa, le message du Christ, retrouvé, accepté, développé dans son action, est maintenant la voie unique et nécessaire. Désormais toutes ses décisions, améliorations, dialogues, se développent au nom de Jésus-Christ, et des accords de coopération sont conclus entre l'administration des prisons et des sociétés de grands chrétiens évangéliques. De nombreux prisonniers prennent le nouveau chemin de la repentance et se consacrent au service des autres.
En conclusion :
« Cette expérience plus que satisfaisante convainquit mes collègues de la reproduire dans d’autres établissements pénitentiaires du pays. »
Cette phrase qui termine le livre semble abrupte. Certains diront qu'elle manque d'envolée. Nous, nous la trouvons juste : un message est lancé. Que celui qui a des oreilles écoute...

 

 

 

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